lundi 27 juillet 2009

Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer

Présentation de l'éditeur

La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier. L'amour pourra-t-elle la sauver ?
 
 
J’étais très curieuse de lire ce fameux roman qualifié de premier roman pour adultes de Stephenie Meyer, me demandant comment l’auteur s’en était sortie après le succès phénoménal de la série Twilight, série destinée avant tout aux adolescents et aux adultes aimant revenir, le temps d’une lecture, à leurs premiers émois de jeunesse (ce qui fut mon cas à la lecture de « Fascination », même si je ne suis pas allée au-delà du premier tome de la série Twilight).  Notez que la présentation de l’éditeur ne laisse planer aucune doute : lorsqu’on termine une quatrième de couverture par ces mots « L'amour pourra-t-elle la sauver ? », on se doute bien que nous allons embarquer dans un roman des plus romantiques mâtiné de fantastique à la Marc Levy ou Guillaume Musso. N’étant pas une grande fan des auteurs précités, trouvant leurs romans sans reliefs et insipides même si je reconnais qu’ils se lisent facilement sans beaucoup d’efforts - le grand désavantage étant tout de même qu’ils s’oublient aussi vite qu’ils se lisent -  quel accueil allais-je réserver à ce roman ?
 
J’avoue ne pas très bien comprendre pourquoi les éditeurs qualifient ce récit de premier roman pour adultes si ce n’est pour faire un coup de pub à moindre frais, ce roman me semblant à nouveau destiné à un jeune public, peut-être moins adolescents que Twilight mais tout de même, nous n’en sommes pas très loin. Comme je m’y attendais donc, ce roman regorge de bons sentiments, de personnages attachants mais néanmoins bien développés. On tourne les pages sans peine si ce n’est que je trouvais le tout un peu prévisible et la fin longuette, n’appréciant pas trop  que l’auteur me traîne en longueurs lorsque je sais déjà, cinquante ou soixante pages avant la fin, comment il va mener la fin de son histoire. Les grands amateurs de fantastique et de SF risquent bien de ne pas y trouver leur compte, ici ce sont les grands sentiments qui prédominent avant toute chose.
 
Il n’en demeure pas moins que ce roman d’amour se lit facilement et avec plaisir, idéal en somme pour les vacances, à réserver toutefois aux âmes romantiques et majoritairement féminines. Mais j’attends toujours son vrai « premier roman adulte ». 


lundi 6 juillet 2009

Outside Valentine de Liza Ward

Quatrième de couverture

Hiver 1957-1958, au Nebraska. Caril Ann, une adolescente se laisse emporter par le tourbillon de violence où l'entraîne son petit ami, jusqu'à participer à l'une des plus célèbres tueries de l'histoire américaine. Il sera exécuté. Elle, emprisonnée. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Cinq ans plus tard, on retrouve une autre jeune fille, Bouchon, qui guette avec passion son jeune voisin dont les parents ont été abattus lors du massacre. Trois décennies plus loin, c'est un antiquaire qui se réveille obsédé par le rêve d'une tache de sang qui s'élargit lentement sur son col de chemise. Trois histoires, trois époques. Un seul fil à nouer. Et la même question en boucle : à quoi tient une existence ?

Liza Ward revient, par l’intermédiaire d’un roman à trois voix, sur le périple sanglant de Charles Starkweather (19 ans) et Caril Ann Fugate (14 ans), qui tuèrent 11 personnes dans 5 états différents des Etats-Unis. Rappelez-vous, ce jeune couple de tueurs avait déjà inspiré dans son temps le réalisateur Terrence Mallick pour son très bon film « Badlands » (1973) et, dans un autre genre, Oliver Stone pour son film « Tueurs nés » (1994), film qui suscita de nombreuses polémiques.

Liza Ward a ceci de particulier que ce drame la touche personnellement : ses grands-parents furent deux des victimes du couple meurtrier. On aurait pu craindre un parti pris de la part de l’auteur, il n’en est rien. Non seulement l’auteur arrive à se mettre dans la peau de chaque personnage avec tout le recul et la distance nécessaires, mais elle le fait avec une telle finesse et intelligence qu’elle ne peut que susciter notre admiration pour le travail accompli. Pouvoir approcher de si près le ressenti de deux adolescents en déroute mais également celui des personnes que ce drame touchera de près m’a vraiment impressionnée. Au final, un très bon roman subtil, sobre et émouvant à la fois, jamais bêtement accusateur et si prenant que je ne peux que vous le conseiller vivement.