dimanche 30 juin 2013

Bilan du mois de Juin 2013

 





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Clara et la pénombre de José Carlos Somoza  ❤
Lointain souvenir de la peau de Russell Banks  ❤
Les mille automnes de Jacob de Zoet de David Mitchell  ❤
Némésis de Philip Roth
Dans l'ombre de la lumière de Claude Pujade-Renaud  ❤
L'autre rive du monde de Géraldine Brooks  ❤


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Le temps du déluge de Margaret Atwood


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Pas Sidney Poitier de Percival Everett









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Le passé de Asghar Farhadi - 2013
Stoker de Park Chan-wook - 2013
Offline de Peter Monsaert - 2012 ❤
Cashback de Sean Ellis - 2006
Lady Vengeance de Park Chan-wook - 2005 ❤
Old Boy de Park Chan-wook - 2004
Un mauvais fils de Claude Sautet - 1980 ❤


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Inch´Allah d'Anaïs Barbeau-Lavalette - 2013


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 La tête la première d'Amélie Van Elmbt - 2012

mercredi 26 juin 2013

Lady Vengeance de Park Chan-wook


Synopsis


Geum-ja, une belle jeune fille, devient un personnage public lorsqu'elle est accusée de l'enlèvement et du meurtre d'un garçon de 5 ans. Ce crime atroce obsède les médias. Geum-ja passe aux aveux et est condamnée à une longue peine de prison. Elle va consacrer ses 13 ans d'enfermement à la préparation méticuleuse de sa vengeance contre son ancien professeur Mr. Baek...

Troisième volet de la trilogie sur la vengeance après Sympathy for Mr. Vengeance (2002) et Old Boy (2004). Et enfin un personnage principal féminin. Autant prévenir tout de suite, il faut s’accrocher tant la première partie est emberlificotée à souhait avec ses flash-back qui ne préviennent pas. Il faut du temps pour mettre les pièces du puzzle ensemble mais une fois que la machine est lancée, ça y est, on est parti pour les looping. Pas mal d’humour (noir, très noir) dans cette première partie, humour qui sera complètement délaissé dans la deuxième partie au profit d’une ambiance plus sourde, plus sombre, plus violente mais plus lente aussi. Attention, certaines longueurs nous guettent. On ne comprends pas toujours tout tant nous avons parfois l’impression que des détails et des liens nous échappent mais qu’importe finalement. Sympathique aussi de revoir pas mal de visages du film précédent. Moins accessible que Old Boy mais intéressant tout de même. Puis on retrouve toujours un petit côté BD- Manga, en tout cas dans les trois films que j'ai vus jusqu'à présent.

Une vengeance qui laisse un goût amer et qui n’amène pas vraiment à la rédemption espérée.


mardi 25 juin 2013

Un mauvais fils de Claude Sautet

Synopsis

Bruno Calgani rentre en France après avoir passé cinq ans dans un pénitencier américain pour usage et trafic de drogue. Il souhaite effacer son passé, mais ne cesse de penser à sa mère morte durant sa détention. Il décide de revoir son père ouvrier de chantier mais celui-ci n'est pas très accueillant.

Claude Sautet signe avec Un mauvais fils une rupture dans sa filmographie : nous ne sommes plus dans un milieu bourgeois mais dans un milieu ouvrier. Nous ne retrouvons pas non plus les habituels acteurs de sa génération (Michel Piccoli, Yves Montand) qui ont fait le succès de ses films précédents mais de la génération suivante (Patrick Dewaere, qui a la petite vingtaine). Un renouveau marqué par le sceau de la réussite tant ce film est encore une fois une petite pépite frémissante de mélancolie douce-amère non dénuée de violence aussi.

Film sur les difficultés de trouver sa place dans la société (l’addiction aux drogues et les embuches d’une réinsertion professionnelle après avoir passé par la case prison), il s’agit avant tout d’un film sur les relations conflictuelles d’une père et d’un fils. Il est question aussi d’amour, de culpabilité, de deuil mais aussi de pardon et de réconciliation.

Outre le jeu d’acteur de Patrick Dewaere (juste parfait), les seconds rôles ne sont pas en reste, loin de là. Je pense à Yves Robert, Brigitte Fossey mais surtout à Jacques Dufilho, tout simplement génialissime. Il n’a pas volé son césar dans la catégorie Meilleur acteur dans un second rôle pour ce film. Dès qu’il apparaît, il irradie la pellicule, apportant une volonté, une bonté et une envie de vivre tout en aidant son prochain. Un rayon de lumière à lui tout seul.

Claude Sautet lui-même n’a peut-être jamais aussi empathique envers ses personnages, une bienveillance qu’il arrive à nous transmettre tant nous ressentons une vive sympathie pour tous les personnages, aussi imparfaits soient-ils.

Notons que le film se termine sur une touche positive, celle d’une réconciliation possible entre le père et le fils.

Et si Romy Schneider manque à l’appel, c’est son époux de l’époque  - Daniel Biasini – qu’on retrouve dans l’écriture du scénario.

Un mauvais fils est très bon film qui nous marque de son empreinte quelques heures encore après l’avoir vu.



Réalisateur : Claude Sautet
Acteurs : Patrick Dewaere, Brigitte Fossey, Jacques Dufilho, Yves Robert
Origine : France
Genre : Drame
Public : Tout public
Année de production : 1980
Durée : 1h50

Note : 5/5


D'autres films du réalisateur à découvrir également :

* Max et les ferrailleurs de Claude Sautet
* Les Choses de la vie de Claude Sautet
* César et Rosalie de Claude Sautet


Les mille automnes de Jacob de Zoet

Quatrième de couverture

Dejima, comptoir de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, ou la promesse d'une fortune facile. Jeune clerc, Jacob de Zoet débarque sur l'île en 1799, bercé par l'espoir d'un mariage à son retour. Là, il est comme envoûté par Mlle Aibagawa, douce sage-femme au visage étrangement brûlé. Or la demoiselle est enlevée sous ses yeux par le diabolique Enomoto et conduite sur le mont Shiranui...

J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire ce roman d’aventures historiques. Quelques touches d’humour et pas mal de découvertes en ce qui me concerne comme cette île artificielle Deshima (ou Dejima) dans la baie de Nagasaki où seuls les Néerlandais de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales avaient le droit de commercer avec l’archipel nippon de 1641 à 1853 (faisant suite à la politique isolationniste du Japon à cette époque). Seule porte ouverte sur le monde, c’est par cette archipel commercial que les japonais ont pu découvrir les évolutions scientifiques et médicales du monde occidental à travers les Études hollandaises (le Rangaku).

Un roman foisonnant, plein de personnages haut en couleurs, parfois amusant, intriguant, instructif bref un très bon roman d'aventures.