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Affichage des articles du mai, 2009

La théorie des cordes de José Carlos Somoza

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Quatrième de couverture Isolée sur un atoll de l'océan Indien, la fine fleur de la physique mondiale est en quête du Graal. Elle œuvre à un ambitieux projet fondé sur la théorie des cordes, qui permettrait d'ouvrir le temps. S'ils parviennent avec ravissement à contempler le passé de l'humanité - la crucifixion du Christ ou la terre à l'ère jurassique -, les scientifiques perçoivent rapidement que ce programme, financé par de mystérieux fonds privés, pourrait connaître des applications moins angéliques. Un drame conduit à la suspension immédiate des recherches, dispersant aux quatre vents les apprentis sorciers. Dix ans plus tard, clans une université de Madrid, Elisa Rohledo déplie un journal pour étayer une thèse de physique théorique. Une fraction de seconde lui suffit à comprendre qu'elle est en danger de mort. Aux côtés d'un confrère, depuis toujours intrigué par la modestie des aspirations professionnelles de la séduisante physicienne au regar...

Pétales et autres histoires embarrassantes de Guadalupe Nettel

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Toute amitié est un drame inapparent, une suite de blessures subtiles. Emil Cioran - De l’inconvénient d’être né                    Le recueil de nouvelles Pétales nous entraîne dans six nouvelles aussi étranges et inquiétantes les unes que les autres : Ptôse ou l’histoire d’un photographe fasciné par les paupières des femmes - Transpersienne ou l’histoire d’une femme spectatrice d’une scène d'onanisme chez son voisin d’en face -  Bonsaï  ou l’histoire d’un homme qui découvre dans un jardin botanique sa vraie nature de cactus - L'Autre côté du Quai ou la recherche de la vraie solitude – Pétales ou l’histoire d’un chasseur d'odeurs qui traque sa Fleur dans les toilettes pour dames et enfin Bézoard ou l’histoire d’une femme atteinte de trichotillomanie qui tombe amoureuse d’un homme lui-même atteint de manies.  Comme vous pouvez le constater, ce court recueil de ...

Les monstres de Templeton de Lauren Groff

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Quatrième de couverture " Le jour où je revins à Templeton, en pleine disgrâce, le cadavre d'un monstre mesurant près de seize mètres émergea à la surface du lac Glimmerglass ". Ainsi s'ouvre Les Monstres de Templeton, un roman qui balaie deux siècles d'histoire : celle d'une jeune fille à la recherche de son père, et celle d'un village, ancrée dans l'Amérique profonde, au milieu des légendes et des secrets de famille. A la suite d'une déconvenue amoureuse, Willie Upton frappe à la porte de la vieille demeure où vit encore sa mère, Vivienne, ancienne hippie devenue baptiste fervente sur le tard... Au lieu du réconfort qu'elle vient y chercher, Willie trouve le village sens dessus dessous, chamboulé par l'apparition d'un animal démesuré, et découvre un terrible mensonge : son père existe bel et bien, elle n'est pas le fruit hasardeux des amours libres de sa mère, mais bien la fille d'un homme connu et reconnu dans Templeto...

La femme dans le frigo de Gunnar Staalesen

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Le polar venu du froid ayant le vent en poupe, et après avoir apprécié les auteurs islandais Arnaldur Indriðason et Arni Thorarinsson sans oublier l’auteur suédois Stieg Larsson et sa désormais très célèbre trilogie « Millénium », j’avais envie de me frotter un peu à un autre auteur de polar nordique, plus précisément le norvégien Gunnar Staalesen. Gunnar Staalesen se lance dans le roman policier en créant en 1975 le détective privé Varg Veum, homme solitaire connaissant des problèmes d’alcool et explorant à l’occasion de ses enquêtes les plaies et vices de la société norvégienne. Bref, un héros sans grande originalité qui respecte assez bien les règles du genre, tout en permettant à l’auteur de donner une vision réaliste de la société norvégienne en allant plus loin que les images d’Épinal que nous pouvons avoir du célèbre modèle social scandinave. « La Femme dans le frigo », écrit en 1981 et publié pour la première fois en France aux éditions Gaïa en 2003, est le quatrième...

Aloe Ferox de Hella S. Haasse

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Quatrième de couverture Dans les années 1930, un couple de Japonais s'installe à Batavia et occupe une modeste maison dont il partage le jardin avec deux autochtones, Eurasiennes désoeuvrées et cancanières. Dans ce jardin, une plante immense aux bras tendus vers le ciel semble déplaire à la jeune femme : raide et agressive, cet aloès lui fait regretter l'élégance des pivoines odorantes de son pays natal. Derrière la haie, les voisines épient Mme Yamada à longueur de journée, interprètent les mystères de son comportement. Mais lorsqu'elle sera en danger tout près de l'aloès, les deux commères assisteront sans comprendre à un drame qui les dépasse... Ecrites depuis 1948, les sept nouvelles rassemblées ici par l'auteur illustrent parfaitement la thématique de l'ensemble de son oeuvre. Elles abordent ainsi le thème du secret, ou de l'empathie avec un passé dont la présence peut être étrangement ressentie, et parfois envahir notre imaginaire. Raffinemen...

Enquête dans le brouillard d'Elizabeth George

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Quatrième de couverture Le sergent Barbara Havers est résolument laide et revêche et bien décidée à le rester. Elle adore son boulot mais l'idée de faire équipe avec l'inspecteur Lynley, un ancien d'Eton, pur produit de l'aristocratie britannique, lui est insupportable. Un type qui prétend travailler à Scotland Yard pour se rendre utile à la société, au lieu de vivre sur ses terres ! Un type pourri de charme et avec qui aucune femme n'est en sécurité. Sauf la pauvre Barbara évidemment... Mais les querelles de ce couple inattendu cessent vite devant l'atrocité d'un crime qu'ils sont chargés d'élucider. Dans un paisible village d’Yorkshire, on a trouvé le corps sans tête de William Teys, paroissien modèle. A côté du cadavre, une hache et, près de la hache, une grosse fille qui gémit : "C'est moi qui ai fait ça et je ne le regrette pas." L'épouvante ne fait que commencer. Elizabeth George est une auteure américaine qui excel...

Dans ma maison sous terre de Chloé Delaume

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« Parfois je pense aux gens normaux et je les envie tellement fort que mon cœur n’est plus qu’une bouillie. »   « Je suis la plaie de ma famille. Je refuse de cicatriser. »  Dans ma maison sous terre porte avant tout sur notre rapport à la mort, le secret de famille servant de toile de fond. Peut-on tuer avec des mots ? Chloé aimerait beaucoup pouvoir écrire un livre qui pourrait tuer sa grand-mère, une femme qui lui a révélé par une tierce personne un terrible secret de famille, un secret qui la dévaste depuis lors. « J’écris pour que tu meurs. Puisque tu es vivante, encore tellement vivante que c’en est indécent. Ce qu’il faut à présent c’est que tu lises ces lignes et qu’enfin tu crèves (…) ». Lorsque l’histoire familiale mène à la perte d’identité, au chaos et la confusion : « Il m’appelait l’enfant, il ne voulait pas d’une fille, il ne voulait pas de moi, mais je n’étais pas de lui.»  C’est dans un cimetière que Chloé va essayer de se reconstruire....

Amours défendues d'Alissa York

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Je vous avais dit tout le bien que je pensais d’ Effigie, deuxième roman d’Alissa York.  J’avais d’emblée annoncé, à la fin du billet, que j’allais sans nul doute lire son premier roman sans penser à ce moment là que cette lecture serait si proche dans le temps. Mais lorsque je suis tombée dessus par hasard dans une bouquinerie d’occasion, je n’ai pas hésité une seconde à l’acheter. Je pensais qu’il attendrait bien quelques mois dans ma PAL mais c’était sans compter le fait que j’allais lire les premières pages dans le métro, premières pages qui m’ont tout de suite ferrée au récit. Embarquée, je l’étais bel et bien. Et c’est donc très naturellement que j’ai poursuivi ma lecture, avec plus ou moins de bonheur. Mais avant d’aller plus loin dans le compte-rendu de mes impressions, je vais vous raconter l’histoire de ce premier roman d’Alissa York,  qui s’intitule très justement « Amours défendues ».   Thomas était arrivé dans la petite ville de Miséricorde d...