Articles

Affichage des articles du octobre, 2017

Bilan du mois d'octobre

Image
Films Faute d’Amour (Nelyubov, 2017) d’Andreï Zviaguintsev ❤ Blade Runner 2049 (2017) de Denis Villeneuve  **** Au revoir là-haut (2017) d'Albert Dupontel ***(*) Refugiado (2014) de Diego Lerman **(*) Tonnerre (2014) de Guillaume Brac *** The Truth about Emanuel (2013) de Francesca Gregorini *** 24 Hour Party People (2002) de Michael Winterbottom ** Crimes et délits (1989) de Woody Allen **** Muriel ou le Temps d'un retour (1963) d'Alain Resnais *** Miss Oyu (Oyû-sama, 1951) de Kenji Mizoguchi **** Printemps Tardifs  (Banshun, 1949) de Yasujirô Ozu **** Pris au piège (Caught, 1949) de Max Ophuls *** Lecture Romans : Notre vie dans les forêts (P.O.L, 2017) de Marie Darrieussecq ** L'ordre du jour  (Actes Sud, 2017) d'Éric Vuillard  ❤ Ils vont tuer Robert Kennedy (Gallimard, 2017) de Marc Dugain *** L'attrapeur de libellules  (10 X 18, 2013) de Boris Akounine *** Le probl...

Séquence nostalgie : Nirvana - The Man Who Sold The World

Image
Who knows ? Not me We never lost control You're face to face With the man who sold the world Reprise par Nirvana lors du MTV Unplugged à New York (1994) de la chanson The Man Who Sold the World, composée par David Bowie et parue en 1970.

Le problème Spinoza par Irvin Yalom

Image
Quatrième de couverture Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d'Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi Alfred Rosenberg, qui joua un rôle décisif dans l'extermination des juifs d'Europe ? Mon avis Selon le dernier numéro en date du Magazine Littéraire, le virus Spinoza serait plus répandu que la grippe parmi les intellectuels du monde entier, à tel point qu’on pourrait les répartir en sept grandes tribus, dont celles des maxo-spinozistes, des écolo-spinozistes ou des spino-chologues ! Freud l’avait lui-même annoncé : si la psychanalyse avait besoin d’une caution philosophique, elle la trouverait en Spinoza. Je n'ai pas toutes les connaiss...

Comment naissent les araignées de Marion Laurent

Image
Extrait Raconte-moi une histoire...    Tu sais comment naissent les araignées ? Non.   J'ai vu ça dans un reportage sur l'amazonie. L a femelle trimballe pendant des semaines ses cocons sur  son abdomen.  Quand l'éclosion arrive, elle se planque pour éviter les prédateurs. L es œufs s'ouvrent et là, c'est vraiment dégueulasse.  Y 'a plein de machins translucides qui grouillent, dans tous les sens...    Bientôt, les bébés ont faim.  Et la première chose qu'ils voient, c'est leur mère...   Alors ils la grimpent et se mettent à la bouffer, vivante. Mon avis Portrait croisé de trois femmes des années 90 dans une ville banale de l’Amérique. Et celui d’un jeune homme et d’une histoire d’amour qui s’inscrit en filigrane, dans le premier et le dernier chapitre. Leur point commun ? Des failles ou encore l’incompréhension, les malentendus, les silences ou la difficulté de se construire dans les familles où l’un des pa...

L’ordre du jour d'Eric Vuillard

Image
Extrait Nous sommes un lundi, la ville remue derrière son écran de brouillard. Les gens se rendent au travail comme les autres jours, ils prennent le tram, l’autobus, se faufilent vers l’impériale, puis rêvassent dans le  grand froid. Mais le 20 février de cette année-là ne fut pas une date comme les autres. Pourtant, la plupart passèrent leur matinée à bûcher, plongés dans ce grand mensonge décent du travail, avec ces petits gestes où se concentre une vérité muette, convenable, et où toute l’épopée de notre existence se résume en une pantomime diligente. La journée s’écoula ainsi, paisible, normale. Et pendant que chacun faisait la navette entre la maison et l’usine, entre le marché et la petite cour où l’on pend le linge, puis, le soir, entre le bureau et le troquet, et enfin rentrait chez soi, bien loin du travail décent, bien loin de la vie familière, au bord de la Spree, des messieurs sortaient de voiture devant un palais. On leur ouvrit obséquieusement la portière, ils d...

Kafka de David Zane Mairowitz & Robert Crumb

Image
Avant d’être réduit à un adjectif (kafkaïen désigne un système bureaucratique absurde et sans visage, générant angoisse et amertume), Franz Kafka, né en 1883, était un habitant juif du ghetto de Prague. Ce plus vieux ghetto d’Europe, véritable "petite mère" avec ses " griffes", lui devint vite étouffant bien qu’il choisisse néanmoins d’y vivre jusqu’à la fin de sa vie, à l’exception des derniers mois de son existence. Prague faisait encore partie à cette époque de l’empire des Habsbourg de Bohême, empire dans lequel coexistaient de nombreuses langues et tendances sociopolitiques. Un tel environnement n’était guère propice à la constitution d’une identité claire et précise. Kafka en fera également les frais : juif tchèque parlant la langue officielle de l’empire, à savoir l’allemand - langue qui avait l’avantage d’être proche du yiddish - Kafka, qui en réalité n’était ni tchèque ni allemand, se trouva confronté à la montée du nationalism...

Ce n'est pas toi que j'attendais de Fabien Toulmé

Image
La naissance d’un enfant handicapé dans la vie d’une famille affecte différemment chacun de ses membres. Et si la grande sœur de cinq ans s’acquitte de son rôle d’aînée avec une certaine aisance, il n’en est pas de même des parents, qui ne s'attendaient pas du tout à devoir accueillir cette enfant « pas comme les autres », porteuse d'une trisomie non dépistée avant sa naissance. Mais c’est encore le père, Fabien Toulmé, l’auteur et le narrateur de ce récit, qui éprouve les plus grandes difficultés à affronter ce cataclysme. Avec cette angoisse de ne pas pouvoir répondre à ce précepte,  qu’il a acquis depuis son plus jeune âge et qui fut transmis par sa propre mère : être parent, c’est préparer les enfants à devenir des adultes indépendants en les apprenant à se débrouiller seuls. Comment arriver à un tel objectif lorsque nous sommes parents d’un enfant trisomique ? Fabien a juste l’impression que son monde s’écroule et que tous ses repères s’effondrent avec cette nouvell...

PRIX CL 2017

Image
Mon premier bilan littéraire de l'année (lire à ce propos Mes bonnes résolutions livresques de l'année 2017 ) concerne ma participation au Prix des Lecteurs/Lectrices de Critiques Libres. Inauguré en 2008, le Prix des Lecteurs/Lectrices de Critiques Libres ASBL a pour mission de faire découvrir à ses membres et à tous, en général, des oeuvres littéraires méritant d'être mieux connues. Les finalistes sont issus d'une sélection parmi tous les ouvrages parus trois ans plus tôt et n'ayant pas obtenus de prix majeurs. Les lauréats de cette récompense symbolique sont choisis par vote populaire recueilli sur le site lui-même. Et si nous n'étions pas nombreux à participer, je suis contente d'avoir rempli mon objectif, à savoir lire quatre ouvrages de quatre catégories différentes (sur un total de sept) : la Catégorie Bande Dessinée, la Catégorie Découvrir - Roman traduit, la Catégorie Policiers/Romans Noirs/Thriller et la Catégorie Romans fantastiques & SF.  ...