jeudi 18 avril 2013

Les Leçons du Mal de Thomas H. Cook

Quatrième de couverture
 
Jack Branch est un fils de bonne famille, professeur dans le petit lycée de Lakeland, Mississippi. Très impliqué dans son métier, soucieux de justice dans un pays encore marqué par la guerre de Sécession, il se prend d’affection pour un élève taiseux et renfrogné du nom d’Eddie Miller. Eddie se tient à l’écart de la communauté, résigné, écrasé par le poids de son ascendance : il est le fils du « tueur de l’étudiante », mort en prison quinze ans plus tôt. Le mal se donne-t-il en héritage ? Peut-on sauver les gens d’eux-mêmes ? Pour libérer Eddie de son fardeau, Jack lui suggère de mener une enquête sur son père. Le maître et l’élève découvrent peu à peu un monde où le bien et le mal se confondent, chargé de violence et de mirages : un monde de ténèbres.
 
Ce roman n’est pas vraiment un roman policier et certainement pas un thriller non plus : le rythme est lent et impose une lecture indolente et tranquille tout en nous ferrant peu à peu presque malgré soi j’ai envie de dire. On se surprend finalement à vouloir connaître la suite tant on se demande où tout cela va nous mener. Outre la division de classes de la société et le communautarisme, ce sont surtout les thèmes de la filiation, la transmission et l’hérédité qui sont abordés. Avec toute cette question du mal : peut-on transmettre en héritage la violence ?
 
Vous l’aurez compris, « Les leçons du mal » est un roman psychologique mais aussi avant tout un roman noir. On peut lui reprocher sur la fin quelques facilités qui s’apparentent à une mécanique un peu trop bien huilée mais qu’importe, l’émotion et l’intensité sont bien là.
 
Premier roman que je lis de Thomas H. Cook mais certainement pas le dernier, tant cette première approche a été une belle découverte d’un auteur que je vais suivre dorénavant de très près. Et un auteur très sympathique qui plus est, rencontré dernièrement à la foire du livre de Bruxelles. Mon tout prochain roman sera « Au lieu -dit Noir-Etang ». A suivre donc. 


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