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Affichage des articles du juin, 2017

Bilan du mois de juin 2017

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Films Get out (2017) de Jordan Peele **** Dans le noir (Lights Out, 2016) de David F. Sandberg  *** Le Voyage au Groenland (2016) de Sébastien Betbeder *** Un jour avec, un jour sans (2015) de Hong Sang-soo ** Le Promeneur d'oiseau (2014) de Philippe Muyl *** Under the skin (2014) de Jonathan Glazer *** Departures (Okuribito, 2008) de Yojiro Takita *** Partition inachevée pour piano mécanique (1977) de Nikita Mikhalkov *** L'homme qui tua Liberty Valance (1962) de John Ford **** Anna Karénine (1935) de Clarence Brown **** Greta Garbo dans Anna Karénine de Clarence Brown Romans/Nouvelles Quand sort la recluse (Flammarion, 2017) de Fred Vargas **(*) Les filles au lion (Gallimard, 2017) de Jessie Burton ** Les visages de Dieu (Pocket, 2014) de Mallock ** Mémoires de Hongrie (Le Livre de Poche, 2006) de Sándor Márai **** Judas Iscariote (José Corti, 2004) d' Andreïev Leonid **** Collection Apprendre à philosopher :...

Un portrait en passant, Leonid Andreïev par Valentin Serov

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Leonid Andreïev par Valentin Serov, 1907 Leonid Nikolaïevitch Andreïev (1871 - 1919) est l'un des écrivains les plus représentatifs de la fin du XIXe et du commencement du XXe siècle russe. Également avocat, journaliste, photographe, militant anti-tsariste avant de devenir militant anti-bolchévique, il est profondément marqué par Schopenhauer, Dostoïevski et Nietzsche. On retrouve dans son Journal, qu’il tenait à vingt ans : " Je voudrais que les hommes blêmissent d’effroi en lisant mon livre, qu’il agisse sur eux comme un opium, comme un cauchemar, afin qu’il leur fasse perdre la raison, qu’on me maudisse, qu’on me haïsse, mais qu’on me lise... et qu’on se tue ". Les nouvelles et les pièces de théâtre (lues et jouées) de Leonid Andreïev connaissent un certain succès, avant de tomber peu à peu dans l'oubli, ce qui le conduira à une tentative de suicide ratée mais qui laissera des séquelles.  Il meurt en 1919, en Finlande.  Ses œuvres, longtemps cachées dans le...

Le peintre russe Valentin Serov

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Le peintre russe Valentin Aleksandrovitch Serov est né en 1865 à Saint-Pétersbourg et décède en 1911 à Moscou. Formé par Ilia Répine et Pavel Tchistiakov, il est considéré comme le meilleur portraitiste russe de sa génération et devient le portraitiste officiel de la cour et de l'aristocratie. Il sera membre de l’Amicale des expositions artistiques itinérantes (Peredvijniki), de la Sécession viennoise et de la Sécession de Munich. L'un de ses portraits les plus célèbres est celui de Mademoiselle Mamontov, La jeune fille aux pêches (1887), fille du mécène moscovite.  Citation : L’historien de l’art Sarabianov affirme dans sa monographie consacrée à Valentin Serov : « l’évolution de la peinture russe des années 1880 jusqu’aux années 1910 n’est nulle autre que celle qui va de la Jeune fille aux pêches au Portrait d’Ida Rubinstein. » L’œuvre du peintre s’inscrit d'emblée dans une période complexe de transition, pendant laquelle il n’est indifférent à aucune des recherc...

Séquence nostalgie : Radiohead - Street Spirit

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I can feel their blue hands touching me

Citation du jour, Mémoires de Hongrie de Sándor Márai

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L'écrivain qui, dans la misère et la désolation - lot commun de tous, en temps de paix comme en temps de guerre -, proteste de sa   « sincérité  »  oublie l'une des lois essentielles de son métier, lequel ne sait rien de la sincérité. En littérature, comme dans la vie, seul le silence est « sincère ».   Dès lors qu’on s’adresse au public, qu’on soit écrivain ou comédien, on cesse d’être franc – on pose.  Mémoires de Hongrie de Sándor Márai Du même auteur, sur ce blog : * Les braises de Sándor Márai * L'héritage d’Esther de Sándor Márai

L'homme est-il immortel ? de Robert Ettinger

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Première édition de « L’homme est-il immortel ? », écrit en 1964 par Robert Ettinger, professeur universitaire de physique et de mathématique américain, principal fondateur du mouvement cryogénique. Comme son titre l’indique, sa thèse porte sur la congélation des corps en vue d'atteindre… l'immortalité, et bien oui, rien que ça me direz-vous. Petit résumé trouvé sur le wiki : Ce livre contient quatorze expériences de pensée sur le thème de l’identité. Sa préoccupation est de cerner quelles sont les transformations d’un individu qui nous paraissent acceptables (cryogénisation comprise) pour considérer qu’il est toujours lui-même. Ah qu'il est bon de se plonger dans cette époque où la science était encore synonyme de bonheur futur, d'amélioration des conditions de vie, de mort, où tout était encore possible… Ce savant donc, très optimiste (quand je vous disais que nous étions dans les années 60), a la certitude que nous pratiquerons avec succès...

Séquence nostalgie : Billy Idol - Sweet Sixteen

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I'll do anything For my sweet sixteen, And I'll do anything For little run away child  ...ou l'histoire d'un amour de jeunesse pour une jeune fille de seize ans.

L'homme qui tua Liberty Valance de John Ford

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The Man Who Shot Liberty Valance de John Ford Avec John Wayne, James Stewart, Lee Marvin, Vera Miles, Lee Van Cleef 1962, États-Unis Synopsis Après des années d'absence, le sénateur Ransom Stoddard (James Stewart) retourne à Shinbone avec sa femme Hallie (Vera Miles) pour assister à l'enterrement de son vieil ami, Tom Doniphon (John Wayne). Les journalistes s'interrogent : pourquoi le sénateur a-t-il tenu à faire ce voyage à tout prix ? Qui était donc ce Tom Doniphon ? Retour sur l'histoire de Ransom Stoddard. Jeune juriste, il avait quitté l'Est pour le Far West. Sa diligence ayant été attaquée par des bandits, Ransom Stoddard s'était indigné et le chef de la bande, Liberty Valance (Lee Marvin), l'avait alors sauvagement frappé. Une haine inexpiable devait lier les deux hommes, mais Stoddard avait beaucoup à apprendre sur les moeurs de l'Ouest...    Mon avis Je ne connais pas bien  le cinéma de John Ford (à l'exception de Marie Stua...

Le samovar

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" Le samovar est un nom qui vient de deux mots russes : samo , soi-même, et varit , bouillir. Ce n’est donc pas un ustensile à faire du thé, mais à obtenir et à conserver de l’eau bouillante. Ces urnes de cuivre, pansues et rutilantes, étaient traversées par une cheminée verticale portant à sa base une petite grille destinée à recevoir des braises. L’eau, versée par la haut du récipient, entourait la cheminée et s’échauffait à son contact.  Une théière, pleine de thé concentré, tiédissait sur la couronne du samovar. Il suffisait d’ouvrir le robinet de l’appareil pour avoir de l’eau bouillante à toute heure du jour et de la nuit.  Pouchkine, par exemple, buvait son thé dans un verre sans pied, sa femme – comme le voulait la coutume – dans une tasse. Bien entendu, les verres sans pied étaient enchâssés dans un support à anse, pour qu’on pût les prendre sans se brûler les doigts. Toutes les classes de la société de Saint-Pétersbourg obéissaient à cet usage, et dans ...