Mort d’un parfait bilingue de Thomas Gunzig
Disons-le d’emblée, j’aime bien Thomas Gunzig : j’aime bien sa bouille, j’aime bien sa fantaisie, son sens du grotesque et du dérisoire, son côté décalé et son ton grinçant. Nous sommes du même âge et nous habitons la même ville, nous avons donc inévitablement quelques points communs, et pas des moindres (lire mon précédent billet portant sur ma lecture 10.000 litres d’horreur pure - Modeste contribution à une sous-culture). Thomas Gunzig excelle surtout dans l’écriture de nouvelles, sa dernière publication Au Diable Vauvert et s’intitulant Assortiment pour une vie meilleure ne devrait pas le démentir (ce recueil de textes écrits entre 2004 et 2009 rejoindra sans nul doute très prochainement ma PAL déjà bien remplie). « Mort d’un parfait bilingue » est le premier roman de l’auteur, premier roman pour lequel il empochera un des prix les plus prestigieux de Belgique : le Prix Victor Rossel, en 2001. Nous sommes en pleine guerre, dans un pays qu’on ne nomme jamais mais qui...