Articles

Affichage des articles associés au libellé Ingres

Jean Auguste Dominique Ingres, troisième partie : triomphe tardif à Paris, suivi d'un dernier retour à Rome

Image
Suite au triomphe du Vœu de Louis XIII , exposé au Salon en 1824, Ingres décide de rester à Paris. Il ouvre un atelier rue Visconti et une école de dessin à proximité de son atelier. L’école d’Ingres devient l’une des institutions les plus importantes et les plus influentes de la capitale. Charles X lui remet la croix de la Légion d’honneur à l'issue du Salon et le ministère de l’intérieur lui commande le tableau Le Martyre de saint Symphorien , destiné à la Cathédrale Saint-Lazare d'Autun. Il y travaillera pendant près de dix ans, s’attachant à restituer la plus grande réalité historique et archéologique. Le Martyre de saint Symphorien de Jean Auguste Dominique Ingres 1834, Autun, CathedraleSaint-Lazare D’abord professeur à l’École des beaux-arts à partir de 1830, Ingres sera nommé président en 1833. Cette ascension lui vaut la reconnaissance publique, la gloire mais aussi l’argent nécessaire pour mener une vie confortable. Mais plus il monte dans l’échelle socia...

Jean Auguste Dominique Ingres, deuxième partie : pensionnaire à la Villa Médicis

Image
Jean Auguste Dominique Ingres arrive à la Villa Médicis en 1806. Pensionnaire de l'Académie de France à Rome de 1806 à 1810, il se met à étudier le peintre Raphaël et le Quattrocento, qui auront une influence décisive sur son œuvre. Bénéficiant d’une bourse d’études, il est tenu d’envoyer régulièrement des travaux à Paris afin que l’Académie puisse contrôler ses progrès. Œdipe et le Sphinx (1808) est envoyé avec La Baigneuse Valpinçon (1808) et La Baigneuse à mi-corps (1807). Les références d'Ingres pour La Baigneuse Valpinçon, dite la Grande Baigneuse,  sont multiples : les maniéristes toscans (dont Bronzino), Raphaël mais également une gravure du Coucher à l'italienne de Jacob Van Loo.  La critique lors de l’exposition annuelle à Paris reste très mitigée : on lui reproche le peu d'illusion de profondeur, la lumière diffuse, le rejet des angles de l'ossature et le clair-obscur trop faible d'Œdipe.  Baigneuse à mi-corps par Jean Auguste Dominique Ingr...

Jean Auguste Dominique Ingres, première partie : les années d'apprentissage en France

Image
Jean Auguste Dominique Ingres (Montauban, 1780 – Paris, 1867) est un peintre français. Son père, peintre, sculpteur et ornemaniste, prend rapidement conscience des dispositions de son fils et l’inscrit dès ses 11 ans à l’Académie royale de Toulouse, où il reçoit une formation académique traditionnelle (copie des maîtres anciens et peinture d’après modèle). Il gardera de cet apprentissage un intérêt pour les récits d’auteurs antiques et la figure du Sphinx, que son père sculptait déjà dans la pierre. En marge de ses cours de peinture, il étudie la musique et se fait engager comme second violon à l’orchestre du Capitole. Œdipe explique l'énigme du sphinx par Jean Auguste Dominique Ingres 1808, Paris, Musée du Louvre En 1797, il entre dans l’atelier du peintre néoclassique Jacques-Louis David, au Louvre. Si Ingres aspire à se faire reconnaître avant tout comme peintre d’histoire (représentation des récits antiques et scènes bibliques), c’est dans cet atelier qu’il prend ...