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Affichage des articles associés au libellé littérature belge

Sortilèges de Michel de Ghelderode

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Aujourd’hui, c'est la fête nationale belge. Une façon comme une autre de marquer le coup est de rendre hommage à un de nos auteurs. Place donc à Michel de Ghelderode et à ses sortilèges et autres contes crépusculaires, lus il y a quelques années. Mais je profiterai bien de cette nouvelle édition pour y revenir prochainement. Et poursuivre ma découverte, car d'autres textes viennent d'être réédités  récemment chez Espace Nord . Quatrième de couverture Chef d’oeuvre narratif de Michel de Ghelderode, Sortilèges est l’unique ouvrage fantastique du dramaturge devenu conteur. Délaissant le théâtre au profit du conte, Ghelderode écrit avec Sortilèges et autres contes crépusculaires un recueil inquiétant et fantastique. Un des personnages rencontre le diable au coeur de Londres, pendant qu’un autre enferme le démon dans un bocal. Un chat hante le jardin d’une maison étrange et les statues s’animent, se confondent avec le narrateur. Les ambiances cauchemardesques se c...

Le chagrin des belges de Hugo Claus

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Quatrième de couverture Louis Seynaeve, élève dans un pensionnat de religieuses, puis dans un collège de jésuites, est un enfant précoce qui cache ses blessures intimes sous une carapace d'indifférence. Avec une lucidité inquiétante, il regarde les adultes se débattre autour de lui : en ces temps troublés (1939-1947), la ville de Walle, à deux pas de la frontière française, est le théâtre d'un écartèlement. Les Flamands sont pris en tenaille entre leur fidélité à la Belgique et la fraternité pangermanique offerte par l'Allemagne nazie. Confusion, insatisfaction et sentiment de duperie tisseront les années d'enfance et d'adolescence de Louis. A travers une incroyable galerie de portraits, Le Chagrin des Belges révèle tout l'exotisme d'un pays si proche, d'un " plat pays " extraordinaire qui est celui de Breughel, d'Ensor et de Ghelderode. Hugo Claus, qui se définissait (avec un certain sens de la provocation)...

Les marais de Dominique Rolin

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Entre les murs d’une sombre bâtisse, Madame Tord et ses cinq enfants subissent quotidiennement la tyrannie d’un patriarche en mal de reconnaissance. Comme chaque jour, après le déjeuner de huit heures du matin dans la salle à manger où l’attendent ses cinq enfants, Monsieur Tord s’enferme dans son bureau en claquant la porte derrière lui. Les enfants sont priés de demeurer silencieux : le père travaille. Et gare à celui qui dérangera le père, jamais avare de coups de fouet, de gifles ou de coups de pied.     Sur les cinq enfants, seuls Ludegarde, Alban et la petite Barbe, plus indépendants, tentent d’échapper à l’atmosphère oppressante de la maison Tord. Ce qui n’empêche pas chacun d’être emmuré dans un silence et une grande solitude : peu de paroles échangées et beaucoup de non-dits, d’incompréhensions, de tyrannies contagieuses. Si la communication ne passe pas par le langage, il passe par la violence des corps, la rudesse, dans le décryptage des silences aussi....

Bruges-la-Morte de Georges Rodenbach

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« Voilà cinq ans qu'il vivait ainsi, depuis qu'il était venu se fixer à Bruges, au lendemain de la mort de sa femme. Cinq ans déjà ! Et il se répétait à lui-même: «Veuf ! Être veuf ! Je suis le veuf !» Mot irrémédiable et bref ! d'une seule syllabe, sans écho. Mot impair et qui désigne bien l'être dépareillé. » Hugues Viane ne s’était jamais remis du décès de son épouse. Quelle ville autre que Bruges pouvait lui offrir un refuge solitaire et contemplatif pour panser ses blessures ? Ville morne jadis animée, ville processions et incarnation des regrets, ville au demi-deuil éternel, au brouillard contagieux, à l’âme silencieuse et mélancolique qui s’inocule et s’incorpore tel un fluide à l’âme endeuillée d’un homme qui ne s’est jamais résolu à la perte de son aimée. « Bruges était sa morte. Et sa morte était Bruges. Tout s'unifiait en une destinée pareille. C'était Bruges-la-Morte, elle-même mise au tombeau de ses quais de pierre, avec les artères fr...

Mon oncle du Congo de Lieve Joris

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« A l’époque, dans toutes les familles flamandes, on avait un oncle dans les missions. La souffrance causée par son absence était largement compensée par la nouveauté du monde dans lequel entrait la famille : des missionnaires en congé ramenaient des histoires de brousse et venaient déjeuner le dimanche, laissant des taches de vin d’un rouge profond sur la nappe damassée et la maison entière imprégnée d’épaisse fumée de cigare.» Lieve Joris part dans les années 80 en direction du Zaïre, ex-Congo belge, sur les traces de son oncle missionnaire. Vu la situation chaotique du pays, on lui conseille ne pas trop se faire remarquer une fois sur place. « Il ne fallait pas que je raconte à tout le monde que j’étais journaliste, pensaient-ils, il valait mieux dire que je faisais un « petit travail pour la famille. » Lieve prend la route pour le Zaïre via le Fabiolaville, un bateau majoritairement pris par d’anciens coloniaux nostalgiques du Congo de l’époque. « Je ...

La grande nuit d'André-Marcel Adamek

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Présentation de l'éditeur   Le Château rouge est une grotte souterraine qui vient d'être ouverte au public. Lors d'une visite, un séisme violent emporte les passerelles et les galeries s'effondrent. Seules deux personnes survivent à la catastrophe : Anton Malek, un spécialiste du comportement animalier, et Marie, une vieille dame venue de Bruges. Les rescapés attendent en vain du secours, mais aucun signe de vie ne parvient de la surface.   Né en 1946 André-Marcel Adamek a accompli différents métiers en parallèle de celui d'écrivain : nègre, imprimeur, éditeur. Ses romans ont remporté de nombreux prix et ont été largement traduits : « Le Fusil à pétales » (prix Rossel, 1974), « Un imbécile au soleil » (prix Jean Macé,1984), « La Fête interdite », « Le Maître des jardins noirs », « Le Plus Grand Sous-Marin du monde » (Prix du Parlement de la Communauté française, 2000) et « Retour au village d'hiver ». « La Grande N...