Silence de Shûsaku Endô
Vivre sa foi catholique au Japon n’était pas toujours bien perçu dans les années 30. L’œuvre de Shūsaku Endō, qui fut baptisé à onze ans avec sa mère, qui se convertit au catholicisme à son retour à Kōbe en 1934, se nourrira beaucoup de cet accommodement bien compliqué entre le christianisme et les traditions religieuses japonaises, bien éloignées de l’idée du monothéisme. Son roman « Silence », considéré comme le chef-d’œuvre de Shūsaku Endō, s’inscrit dans un contexte historique très particulier, celui des persécutions des missionnaires jésuites et des convertis catholiques japonais au 17e siècle. « Allez par le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné ». Christophe Ferreira, missionnaire envoyé par la Compagnie de Jésus portugaise et tenu en grande estime pour avoir évangélisé la population japonaise pendant trente-trois ans, subira à son to...