Jean Delville, Maître de l'idéal - le cycle passionnel

Jean Delville peint sa première grande œuvre monumentale entre 1888 et 1895. Il s’agit d’une transposition picturale de l’Enfer de Dante, issu du cinquième chant, le supplice des luxurieux. Le peintre traduit ce passage sous la forme d’un groupe d'une trentaine de corps entrelacés sur un fond rougeâtre. 

Ce vaste cycle passionnel, inspiré donc de la Divine Comédie de Dante, fut malheureusement détruit pendant la guerre 14-18. Il ne reste qu’une photographie et quelques esquisses. 

Aquarelle, lavis d'encre de Chine sur papier de Jean Delville
Le cycle passionnel de Jean Delville, étude, 1890
Aquarelle, lavis d'encre de Chine sur papier, 26 x 32 cm
Collection privée

Aquarelle, lavis d'encre de Chine sur papier de Jean Delville
Le cycle passionnel de Jean Delville, étude, 1890
Aquarelle, lavis d'encre de Chine sur papier, 22 x 34 cm
Collection privée

Crayon noir sur papier de Jean Delville
Le cycle passionnel de Jean Delville, étude, 1890
Crayon noir sur papier
Collection privée

Pastel et crayon de Jean Delville
Dessin inspiré du Cycle passionnel de Jean Delville, 1897
Pastel et crayon, 28 * 52 cm
Collection privée

Le Cycle des Passions de Jean Delville, 1890
Craie noire sur papier
Bruxelles, musée royaux des Beaux-Arts de Belgique

Photographie du fusain sur toile
Le cycle passionnel de Jean Delville, 1890
Photographie du fusain sur toile,
détruit en aôut 1914



Si ce cycle passionnel ne passe pas inaperçu, l’originalité de Delville est remise en cause, beaucoup voyant dans cette œuvre une copie du relief des Passions humaines de Jef Lambeaux. 

Passions humaines de Jef Lambeaux, photo de POLISEA



Du samedi 25 janvier au dimanche 4 mai (de 10:00 à 18:00)
Au Musée Félicien Rops, Rue Fumal, 12, Namur, Belgique

Source :

Catalogue de Jean Delville











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Jean Delville, Maître de l'idéal - la période réaliste
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