La constellation du chien de Peter Heller

Quatrième de couverture 

Quelque part dans le Colorado, neuf ans après la Fin de Toute Chose, dans le sillage du désastre. L’art de survivre est devenu un sport extrême, un jeu de massacre. Soumis aux circonstances hostiles, Hig, doux rêveur tendance chasse, pêche et poésie chinoise, fait équipe avec Bangley, vieux cow-boy chatouilleux de la gâchette. Une routine de l’enfer. Bangley défend la baraque comme un camp retranché. Hig “sécurise le périmètre”, à coups de méthodiques vols de surveillance à bord de “la Bête”, solide petit Cessna 182 de 1956 toujours opérationnel. Partage des compétences et respect mutuel acquis à force de se sauver mutuellement la vie, ils ont fini par constituer un vieux couple tout en virilité bourrue et interdépendance pudique. Mais l’homme est ainsi fait que, tant qu’il est en vie, il continue à chercher plus loin, à vouloir connaître la suite. 

Ce récit post-apocalyptique est de bonne facture mais sans pour autant être une révélation littéraire en ce qui me concerne, contrairement à ce que j’ai pu lire un peu partout. Il manque quand même la puissance de l’écriture d’un Cormac McCarthy qui m’avait tant bouleversé avec son roman « La route ». A défaut d’être de bout en bout captivant, il se lit tout de même avec intérêt tant les sujets abondent : barbarie des survivants, raréfaction des ressources, survie en milieu hostile, hymne à la nature, émotions et réflexions intimes, et le côté aventureux quand l’envie d’aller voir plus loin persiste malgré tous les dangers qui guettent.

Cette lecture n’a pas été le coup de cœur escompté mais il ne devrait pas décevoir non plus les fans du genre, loin s'en faut.

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