Les articles les plus consultés sur les 30 derniers jours
Phoenix de Christian Petzold
Le réalisateur allemand de 54 ans, Christian Petzold, a déjà sept long longs métrages à son actif. Il s’est fait surtout remarquer chez nous par son avant-dernier film Barbara, qui avait reçu en 2012 l’Ours d’argent du Meilleur réalisateur au Festival de Berlin. Il revient avec son actrice fétiche Nina Hoss, qu’il dirige ici pour la cinquième fois, dans un film où les fantômes n’ont pas fini de hanter un pays qui a porté au pouvoir le nazisme, qui a lui-même engendré le génocide que l’on sait. La chanteuse juive Nelly Lenz, seule survivante d’une famille déportée à Auschwitz, revient dans un Berlin sous les décombres en compagnie de sa fidèle amie Lene (Nina Kunzendorf) , employée de l’Agence Juive. Défigurée, Nelly subira une reconstruction faciale, tout en demandant au chirurgien de lui donner un visage se rapprochant le plus possible de son ancienne apparence. Sa plus grande obsession est de retrouver son époux allemand Johnny (Ronald Zehrfeld), et ce malgré la mise e...
Arthur Penn et Melanie Griffith dans Night Moves
Arthur Penn et Melanie Griffith sur le tournage Night Moves (La fugue) Arthur Penn (1922 - 2010) est un réalisateur américain qui connu de grands succès public et critique mais également quelques échecs. Il a fait tourner les plus grands acteurs : Paul Newman (Le Gaucher), Anne Bancroft (Miracle en Alabama), Jane Fonda & Robert Redford & Angie Dickinson (La Poursuite impitoyable), Warren Beatty & Faye Dunaway (Bonnie and Clyde), Dustin Hoffman (Little Big Man), Marlon Brando & Jack Nicholson (The Missouri Breaks). Night Moves, film noir, amer et désenchanté, fait partie de cette catégorie qui n'avait pas réussi à rencontrer son public à sa sortie, en 1975. Il est vrai que l'intrigue (plus un prétexte qu'autre chose) met du temps à se mettre en place et que l'imbrication des affaires intimes du détective privé Harry (joué par Gene Hackman) pouvait en dérouter plus d'un. Côté action, il faudra attendre la dernière séquence maritime finale...
Otto Dix, les autoportraits
Otto Dix (Untermhaus, près de Gera, 1891 – Singen, 1969) est un peintre et graveur allemand associé aux mouvements de l'expressionnisme et est un des fondateurs de la Nouvelle Objectivité. Fasciné par tous les aspects de la vie humaine et par les extrêmes, ses sujets de prédilection seront la guerre, la grande ville (avec son cortège de mutilés, de mendiants et de prostituées), la religion et le lien insoluble entre Éros et Thanatos. Il réalisera de nombreux autoportraits tout au long de sa vie. Autoportrait d'un fumeur, 1913 Denzlinge, Collection particulière Petit autoportrait, 1913 Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportrait avec casque de l'artillerie, 1914 Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportrait en soldat, 1914, Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportraits, 1914 Lawrence, Spencer Museum of ARt Autoportrait en Mars, 1915 Freital, Haus der Heimat A la beauté, 1922 Wuppertal, Von der Heydt-Museum ...
La Guerre chez Otto Dix
Otto Dix (Untermhaus, 1891 – Singen, 1969) est un peintre expressionniste allemand. Engagé en tant que volontaire dans l'artillerie de la campagne allemande pendant la première guerre mondiale, il dénoncera par la suite les atrocités de la guerre et les amères désillusions qui s'en suivront. Il se consacrera à des sujets plus religieux après avoir été exclu de l'enseignement à l'académie de Dresde, les nazis le considérant comme un peintre décadent. Il sera ensuite contraint de participer à la Seconde Guerre mondiale et sera fait prisonnier en Alsace par les Français. « Des poux, des rats, des barbelés, des puces, des grenades, des bombes, des cavernes, des cadavres, du sang, de l’eau-de-vie, des souris, des chats, des gaz, des canons, de la crotte, des balles, des mortiers, du feu, de l’acier, voilà ce qu’est la guerre ! » « Je n’ai pas peint d’images de guerre pour empêcher la guerre, je n’en aurais pas été capable. Je les ai peintes pour conjurer la guerre. T...
Nostalghia d'Andrei Tarkovski
Le poète russe Andreï Gortchakov part sur les traces du compositeur russe Pavel Sosnovsky. Il va tenter d’écrire sa biographie avec l’aide de l’interprète Eugenia. Mais à l’instar du musicien qui vécut douloureusement son exil dans Italie du XVIIIe siècle, il va progressivement ressentir les affres du déracinement et une nostalgie de son pays natal. Dans un village où se trouve une piscine thermale, il rencontre Domenico, un homme touché par la folie et qui cherche à sauver le monde du matérialisme dans lequel il se complait. Celui-ci lui demandera une faveur très spéciale. L’avant-dernier film du réalisateur Andrei Tarkovski est également son premier film en-dehors de la Russie. Son personnage Andreï Gortchakov apparait très rapidement comme un double de lui-même : un artiste qui ressent plus que cruellement l’éloignement de son pays, au point d’être dans l’incapacité de créer. Submergé par ses rêves et ses souvenirs d’enfance dans lesquels ressurgissent sa mère e...
Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad
Au cœur des ténèbres est une longue nouvelle parue initialement dans une revue en 1899, puis dans un recueil de trois récits en 1902 (Youth). Marlow, un jeune officier de la marine marchande britannique, est embauché par une compagnie belge en vue d’accomplir une mission très précise : ramener Kurtz, un agent de premier ordre en charge d’un comptoir en plein pays de l’ivoire, en remontant le cours d'un fleuve au cœur de l'Afrique noire. Tout le monde parle de Kurtz en termes très élogieux : personne remarquable, orateur né, homme d’une extrême intelligence qui ira loin dans l’administration, agent de premier ordre puisqu’il représente le plus efficace collecteur d’ivoire du pays. Mais dont nous sommes sans nouvelles depuis des mois, ayant mystérieusement fait demi-tour pour retourner au comptoir qu’il avait initialement quitté pour rejoindre le siège central. Pourquoi ce revirement de dernière minute ? Pourquoi n’avons-nous plus aucunes no...
Bilan du mois d'avril 2016
Films * * * * L'étreinte du serpent ( El abrazo de la serpiente, 2015) de Ciro Guerra ❤ Carol (2015) de Todd Haynes Les Ardennes (The Ardennes, 2015) de Robin Pront Enfant 44 (Child 44, 2015) de Daniel Espinosa Frances Ha (2012) de Noah Baumbach Vaudou (I walked with a zombie, 1943) de Jacques Tourneur ❤ Les Poupées du diable (The Devil-Doll, 1936) de Tod Browning ❤ Frankenstein (1931) de James Whale ❤ * * * Les Innocentes (2015) de Anne Fontaine L'avenir (2015) de Mia Hansen-Løve Rosalie Blum (2015) de Julien Rappeneau Mia Madre (2015) de Nanni Moretti La comtesse (2009) de Julie Delpy Yolanda et le voleur (1945) de Vincente Minnelli * * Asphalte (2015) de Samuel Benchetrit Journal d’une femme de chambre (2015) de Benoît Jacquot L'Hermine (2014) de Christian Vincent Dallas Buyers Club (2013) de Jean-Marc Vallée Che - 1ère partie : L'Argentin ( Che: Part One, 2008) de Steven Soderbergh Purple Rain (1984)...
La La Land de Damien Chazelle
La La Land de Damien Chazelle Avec Emma Stone, Ryan Gosling, J.K. Simmons, Finn Wittrock, Rosemarie DeWitt, John Legend États-Unis, Date de sortie 25 janvier 2017 Synopsis Au coeur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent... Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d'Hollywood ? Mon avis Peut-on encore croire au rêve hollywoodien ? Si oui, quel sera le prix à payer pour essayer de maintenir cet équilibre fragile entre l'accomplissement de ses rêves, l'amour de l'art et la réalité ? Un très joli film, poétique, drôle, élégant et mélancolique à la fois. Mais pas si léger que cela, au point où je suis ressortie de la salle le cœur gr...
Toni Erdmann de Maren Ade
Ce film n’est pas un film comique. Ce film n’est pas un film agréable. Ce film n’est pas un film qui caresse le spectateur dans le sens du poil. Et ce, même si la pilosité y joue un certain rôle : il n’y a qu’à regarder l’affiche, de penser à la fameuse party à poil, ou encore à la perruque absolument abominable du père (bon ok, ce sont des cheveux mais parfois on se demande). Cette petite mise au point me semblait nécessaire, tant certaines critiques professionnelles ont plus porté préjudice au film qu’autre chose en le faisant passer pour ce qu’il n’est pas, créant une certaine attente chez le spectateur, qui risque d’être déçu de ne pas avoir trouvé ce qu’il était venu chercher. Personnellement, je me suis esclaffée lors de certaines scènes, mais le sens de l’humour étant ce qu’il est, ce qui m’a fait rire pourrait tout autant laisser de marbre une autre personne. Ce film raconte tout simplement l’histoire de la confrontation de d...








Commentaires
Enregistrer un commentaire