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Lune de loups de Julio Llamazares

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Quatrième de couverture   Quatre jeunes gens traqués par la haine fratricide tâchent de survivre dans la montagne, cachés dans les cavernes et les bois. La guerre civile passe au fond de ce récit avec sa cohorte de détresse, de violence et de mort. Mais au fond seulement. L’histoire de ces hommes, de ces animaux nocturnes et solitaires, est plutôt celle d’un mauvais rêve, celle d’un voyage intérieur vers les sources mêmes du lyrisme et de la transfiguration poétique du réel. Loin de nous enfermer dans la nuit sans issue d’un maquis condamné, le récit ouvre sur un autre monde, moins visible et plus incarné à la fois, plus élémentaire et plus dense.   Hommage à ces hommes de l’ombre refusant de se rendre aux franquistes en se cachant pendant des années dans les montagnes, ce premier roman est de toutes les fébrilités : de la détermination jusqu’au boutisme dans l’âpreté et la privation à la chasse à l’homme et aux jeux de cache-cache, « Lune de loups » de Julio Llam...

Drood de Dan Simmons

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Quatrième de couverture   9 juin 1865. Charles Dickens, alors âgé de 53 ans et au faîte de son art et de sa gloire, regagne Londres en secret en compagnie de sa maîtresse à bord du train de marée. Soudain, à Staplehurst, l'Express déraille. Tous les wagons de première classe s'écrasent en contrebas du pont, à l'exception de celui de Dickens. Indemne, "l'écrivain le plus célèbre du monde", comme on le surnomme, tente de se porter au secours des survivants. Au fond du ravin, sa route croise celle d'un personnage à l'allure spectrale qui va désormais l'obséder : Drood. De retour à Londres, Dickens confie le secret de son étrange rencontre à son ami Wilkie Collins, écrivain lui aussi, à qui il reviendra de relater les dernières années de la vie de celui qu'il appelle, avec autant d'admiration que d'ironie, l'Inimitable. A la poursuite de Dickens, qui a cessé d'écrire pour hanter les bas-fonds - cryptes, cimetières et catacomb...

Brazil.Brasil au BOZAR EXPO

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Brazil.Brasil retrace la quête passionnante d’une expression de la diversité et de(s) l’identité(s) du Brésil par les artistes brésiliens. Le parcours commence au début du 19e siècle lorsque la monarchie et l’académie brésiliennes prônent un art national qui présente l’Indien en héros. Les artistes voyageurs européens apportent par la suite une vision plus critique sur la diversité ethnique, sociale et géographique. Au début du 20e siècle enfin, les artistes brésiliens tentent de mettre à nu l’âme de leur pays avec pour magnifiques résultat un art moderne qui leur est propre. Cet ensemble inédit rassemble peintures, dessins, sculptures,… de grands maîtres ainsi que des trésors de l’archéologie et de l’anthropologie brésiliennes.  Commissaires : Ana Maria de Moraes Belluzo, Julio Bandeira, Victor Burton, Lorenzo Mammi Tarsila do Amaral (1886-1973) Tarsila do Amaral (1886-1973) Alberto Da Veiga (1896-1962) Alberto Da Veiga (1896-1962) Emiliano Di Cavalc...

Le Guépard de Luchino Visconti

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Synopsis   Nous sommes dans les années troubles de 1860-1863 : l’armée révolutionnaire de Garibaldi débarque à Marsala, ville italienne de la province de Trapani en Sicile, en vue d’annexer le royaume des Bourbons à l'Italie du Nord. Le prince Fabrizio Courbera de Salina (joué par Burt Lancaster) comprend qu’il vit les derniers moments d’une époque bientôt révolue. Sans beaucoup d’illusions sur son avenir, il quitte son domaine avec sa famille pour son palais de villégiature dans le village de Donnafugata. « Nous étions les guépards, les lions. Ceux qui nous remplaceront seront les chacals, les hyènes. Et tous tant que nous sommes, guépards, lions, chacals, brebis, nous continuerons à nous prendre pour le sel de la Terre. »   Le plus grand atout du film ? Sans conteste Burt Lancaster ! Il est absolument impérial dans ce rôle d’un aristocrate vacillant sur ses bases mais pas encore totalement déboulonné. Ce film pourrait n'être vu rien que pour ...

Les contes macabres d'Edgar Allan Poe, traduits par Charles Baudelaire, illustrés par Benjamin Lacombe

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Quel bel objet que voilà : recueil de huit nouvelles d’Edgar Allan Poe dans une édition inédite illustrée par Benjamin Lacombe à l’occasion du bicentenaire de la naissance de l’écrivain (date de la première édition en 2009).    Chaque conte est rehaussé par les dessins de ce jeune illustrateur devenu une référence dans la littérature jeunesse, dessins qui apportent un petit supplément d’âme à ces contes mélancoliques morbides teintés de fantastique et de mysticisme.   Héros solitaires tourmentés par leurs pensées funestes, femmes sensuelles maladives et moribondes, il faut bien avouer que toutes ces nouvelles se ressemblent un peu. Je vous conseille de ne pas les lire à la suite sous peine de lassitude : un petit conte par jour est donc plus que suffisant sous peine de les confondre rapidement.   Je serais bien en peine de vous dire où commence la plume d’Edgar Allan Poe et où se termine celle du traducteur Charles Baudelaire tant j’ai l’intime c...

Limonov d'Emmanuel Carrère

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Présentation de l'éditeur   « Limonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement. C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».   Je viens de terminer Limonov est mon sentiment est mitigé : j’avoue avoir souvent trouvé le temps long et ne pas bien comprendre tout l’enthousiasme que suscite ...

L'Enfance d'Ivan d’Andreï Tarkovski

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Nous sommes en pleine deuxième guerre mondiale. Le jeune Ivan, 12 ans à peine, ne vit plus que pour venger la mort de sa mère, tuée par les allemands en allant au puits. Il rejoint le front russe pour servir sa cause, s’infiltrant au risque de sa vie à l'intérieur des lignes allemandes pour fournir de précieux renseignements. L’enfance d’Ivan est le premier long métrage d’Andreï Tarkovski (1962) et tout l’univers du réalisateur est déjà présent dans ce premier film : l’enfance meurtrie, la mère et son absence, le deuil, la nostalgie et la perte de l’innocence, la nature sublimée, les scènes oniriques et des images de guerre (rappelons que Tarkovski n'avait que 14 ans à la fin de la seconde guerre mondiale). Mais ce qui frappe surtout est cette omniprésence de la matière liquide dans ce premier film et dans son œuvre en général : cette pluie qui purifie et qui peut sauver des vies humaines, en effaçant les traces de pas laissées sur le sol pouvant trahir notre prés...