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Marguerite de Xavier Giannoli

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Synopsis : Le Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années, elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués. Mais Marguerite chante tragiquement faux et personne ne lui a jamais dit la vérité. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions. Tout se complique le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public, à l’Opéra. Une histoire librement inspirée de la soprano américaine Florence Foster Jenkins, devenue célèbre grâce à son chant "très peu académique" dans les années 1920-1940. Le moins que l’on puisse dire est que j’ai pris mon temps avant de voir ce film, tout simplement parce que j’avais quelques craintes à son sujet. Et bien j’ai eu grand tort de ne pas faire confiance au réalisateur Xavier Giannoli, qui a le grand mérite d’avoir évité tous les chausse-trappes possibles et imaginables que son sujet pouvait laisser entrevoir. Ne cédant jamai...

La Peur de Stefan Zweig

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Extrait Qu'est-ce qui l'avait poussée dans ses bras ?  Quelle épouvantable folie l'avait précipitée dans une aventure que son propre cœur ne comprenait plus, et ses sens à peine. Elle n'en savait plus rien : tout ce qui s'était passé lui semblait étranger, et elle se voyait elle-même comme une étrangère. Mon avis Vienne, début du siècle. Irène, une femme bourgeoise de trente ans mariée depuis huit années et mère de deux enfants, prend pour amant un jeune pianiste. Plus par ennui, le goût de l’aventure et l’envie d’échapper à une vie conjugale sans surprise que par amour ou l’exaltation des sentiments. Jusqu’au jour où elle croise ce qu’elle pense être l’ancienne maîtresse de son amant, qui menace de la dénoncer à son époux. Sauf si Irène accepte de lui payer le prix de son silence. Irène n’a que peu d’alternatives : se soumettre au chantage de l’extorqueuse ou se dénoncer à son époux. Partagée entre la peur d’être découverte et celle d’avouer sa f...

Brooklyn de John Crowley

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Brooklyn est le portrait attachant d’Eilis Lacey (Saoirse Ronan), une jeune femme irlandaise dans les années 50 qui peine à trouver du travail dans son pays d’origine. Elle prend la décision de quitter sa patrie pour rejoindre l’Amérique, et ce afin de s’y construire un avenir meilleur. Si les débuts sont éprouvants et le mal du pays cuisant, elle y trouve sa place progressivement en combinant un emploi comme vendeuse dans un grand magasin, tout en suivant des cours de comptabilité. Lors d’une soirée dansante, elle rencontre Tony (Emory Cohen), un jeune ouvrier italien qui ne tarde pas à éprouver de forts sentiments à son égard. Suite au décès inopiné de sa sœur restée en Irlande et avant son retour au pays pour soutenir sa mère, Eilis décide de se marier en secret à Tony, resté en Amérique. Mais une fois sur place en Irlande, certains événements prennent une tournure à laquelle elle ne s'attendait pas... Le réalisateur irlandais John Crowley réalise un très joli fil...

À l'est d'Éden de John Steinbeck

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Extraits « Des livres entraient dans la maison, quelques-uns secrètement.  Samuel savait chevaucher un livre et garder un équilibre au milieu des idées, comme un homme qui descend un torrent tumultueux en canoë.  Mais Tom creusait entre les idées, faisait son tunnel comme une taupe et ressortait à la surface, le visage et les mains tachés de lecture. » « Je sais qu’on utilise parfois le mensonge pour ne pas blesser, mais je ne crois pas que son effet soit bienfaisant. La douleur fulgurante de la vérité se dissipe, alors que la douleur lancinante du mensonge demeure. C’est un mal rongeant. » « Nous sommes un peuple violent, Cal. Trouves-tu étrange que je me compte parmi vous ? Oui, nous descendons des inquiets, des fous, des criminels, des batailleurs et des fanfarons, mais nous avons aussi le sang des braves, des indépendants et des généreux. Le sang de ceux qui ont refusé de mourir dans le vieux monde sur une terre fatiguée. » « La richesse semble venir...

Bilan du mois de février 2016

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Films * * * * Les premiers, les derniers (2015) de Bouli Lanners ❤ Ni le ciel ni la terre (2015) de Clément Cogitore Les Délices de Tokyo (An, 2015) de Naomi Kawase Sicario (2015) de Denis Villeneuve Marguerite (2014) de Xavier Giannoli ❤ Hungry Hearts (2014) de Saverio Costanzo Les Enfants Loups, Ame & Yuki (2012) de Mamoru Hosoda ❤ Balada triste (Balada triste de trompeta, 2011) de Álex de la Iglesia Lettres d'Iwo Jima (Letters from Iwo Jima, 2006) de Clint Eastwood Zelig (1983) de Woody Allen ❤ L'étroit mousquetaire (1922) de Max Linder * * * Tout en haut du monde (2015) de Rémi Chayé Hijacking ( Kapringen, 2012) de Tobias Lindholm Mémoires de nos pères (2006) de Clint Eastwood Section spéciale (1974) de Costa-Gavras Chut... chut, chère Charlotte (Hush...Hush, Sweet Charlotte, 1964) de Robert Aldrich Kongo (1932) de William J. Cowen Dr. Jekyll et Mr. Hyde (1931) de Rouben Mamoulian Parasol (2015) de Valé...

Les premiers, les derniers de Bouli Lanners

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Synopsis  Dans une plaine infinie balayée par le vent, Cochise et Gilou, deux inséparables chasseurs de prime, sont à la recherche d’un téléphone volé au contenu sensible. Leur chemin va croiser celui d’Esther et Willy, un couple en cavale. Et si c’était la fin du monde ? Dans cette petite ville perdue où tout le monde échoue, retrouveront-ils ce que la nature humaine a de meilleur ? Ce sont peut-être les derniers hommes, mais ils ne sont pas très différents des premiers.  Bouli Lanners et Albert Dupontel, outre le fait qu’ils soient tous les deux acteurs et réalisateurs, ont la particularité de porter en eux ce que j’appellerai une certaine angoisse existentielle. Une anxiété commune qu’ils partagent assurément, même si elle s’exprime de manière très différente dans leur filmographie respective : plus tendre, plus poétique, plus pudique, plus émouvant chez l’un, plus vif, plus grand guignol, plus retors, plus sarcastique chez l’autre. Quoi qu’il en soit, je le...

Henry V de Laurence Olivier

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Séduit par l’adaptation radiophonique de la pièce Henry V de William Shakespeare par Laurence Olivier, le producteur italien Filippo Del Giudice lui confie la réalisation d'un film à partir de la même œuvre. Cette première réalisation de ce grand spécialiste de Shakespeare, qui interprète également le rôle-titre, se révèle un véritable coup de maître, tant cette adaptation réunit avec bonheur l'histoire, l’humour, l’intelligence, l’aventure, sans oublier l’excellence de l’interprétation des acteurs et le soin apporté aux décors, qui font tout le charme de cette superproduction en Technicolor. Le sujet n'est rien d'autre que les prétentions à la couronne de France du roi Henry V d’Angleterre, qui part en guerre contre Charles VI. Le film commence par une représentation théâtrale de l'histoire à l’époque élisabéthaine, et se poursuit dans la compagne française où auront lieu les préparatifs de la bataille d’Azincourt.  Celle-ci se soldera par une défaite cuisan...