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Le chevalier Des Touches de Jules Barbey d'Aurevilly

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Extrait du premier chapitre, Trois siècles dans un petit coin  « C’était un vieux appartement comme on n’en voit guère plus, même en province, et d’ailleurs tout à fait en harmonie avec le groupe qui, pour le moment, s’y trouvait. Le nid était digne des oiseaux. A eux tous, ces vieillards réunis autour de cette cheminée formaient trois siècles et demi, et il est probable que les lambris qui les abritaient avaient vu naître chacun d’eux. Ces lambris en grisailles, encadrés et relevés par des baguettes d’or noircies et, par place, écaillées, n’avaient, pour tout ornement de leur fond monotone que des portraits de famille sur lesquels la brume du temps avait passé. »  Mon avis Jules Barbey d’Aurevilly, qui voulait être le Walter Scott de la Normandie, s’est inspiré d’épisodes réels de la Chouannerie normande pour écrire son roman. S’agit-il pour autant d’un roman historique ? Pas vraiment, tant le récit mélange allégrement les genres, allant du roman d’aventures a...

Citation : à propos de James Dean, par François Truffaut

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Le jeu de James Dean contredit cinquante ans de cinéma, chaque geste, chaque attitude, chaque mimique sont une gifle à la tradition psychologique. Il joue autre chose que ce qu’il prononce, il joue à côté de la scène, son regard ne suit pas sa conversation, il décale l’expression et la chose exprimée comme, par sublime pudeur, un grand esprit prononcera de fortes paroles sur un ton humble comme pour s’excuser d’avoir du génie, d’en importuner autrui. Dans ses grands moments, Chaplin atteint à l'extrême point du mimétisme ; il devient arbre, lampadaire ou descente de lit carnassière.  Le jeu de James Dean est plus animal qu'humain et c'est en cela qu'il est imprévisible : quel sera le geste qui va suivre ? James Dean peut, en parlant, se mettre à tourner le dos à la caméra et terminer la scène de cette façon, il peut rejeter brusquement la tête en arrière ou bouler en avant, il peut lever les bras au ciel ou les lancer vers l'objectif, paumes vers le ciel pour c...

Bilan du mois de mai/juin 2018

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Films vus/revus Désobéissance (Disobedience, 2018) de Sebastián Lelio **** Le Cercle littéraire de Guernesey (The Guernsey Literary Society, 2018) de Mike Newell *** Avant que nous disparaissions (Before We Vanish, 2018)  de Kiyoshi Kurosawa ** Les Gardiennes (2017) de Xavier Beauvois *** A Quiet Passion (2016) de Terence Davies ** Mon roi (2015) de Maïwenn * Touristes (2012) de Ben Wheatley ** Dans la brume (V Tumane, 2012) de Sergei Loznitsa *** Belle Épine (2010) de Rebecca Zlotowski ** Vinyan (2008) de Fabrice Du Welz *** Labyrinthe (1986) de Jim Henson  ** La Petite Boutique des horreurs (Little Shop of Horrors, 1986) de Frank Oz *** Benvenuta (1983) d'André Delvaux *** Dark crystal (1982) de Jim Henson et Frank Oz *** Le Dernier des géants (The Shootist, 1976) de Don Siegel *** La Sirène du Mississipi (1969) de François Truffaut *** L'Armée des Ombres (1969) de Jean-Pierre Melville **** Le Plongeon (The Swimmer, ...

Le photographe Gregory Crewdson

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L’envers du décor du rêve américain...

Daan : Icon

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Une photo de Daan dans un quartier que je connais bien puisque je travaille dans une de ces tours du quartier Nord de Bruxelles....

Une photo en passant, Teresa Wright et Robert Mitchum

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Teresa Wright and Robert Mitchum in a publicity still for Pursued. 1947

Bilan du mois d'avril 2018

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Films vus/revus Lady Bird (2017) de Greta Gerwig *** Hostiles (2017) de Scott Cooper *** 21 nuits avec Pattie (2015) d'Arnaud Larrieu et Jean-Marie Larrieu *** Le Voyage de Fanny (2015) de Lola Doillon *** Couleur de peau : miel (2012) de Jung et Laurent Boileau *** Contes de l'Âge d'Or (Amintiri din Epoca de Aur, 2009) de Hanno Höfer, Răzvan Marculescu, Cristian Mungiu, Constantin Popescu et Ioana Uricaru **(*) Daybreakers (2008) de Michael & Peter Spierig **(*) Saint-Martyrs des Damnés (2005) de Robin Aubert *** Loin du paradis (Far from Heaven, 2002) de Todd Haynes **** Safe (1995) de Todd Haynes **** L'Echelle de Jacob (Jacob's Ladder, 1990) d'Adrian Lyne **** Chacal (The Day of the Jackal, 1973) de Fred Zinnemann **** L'Homme de Kiev (The Fixer, 1968) de John Frankenheimer ***(*) Entre le ciel et l'enfer (Tengoku to jigoku, 1963) d'Akira Kurosawa **** Les Désaxés (The Misfits, 1961) de John Huston **** ...