Articles

Affichage des articles du novembre, 2013

Bilan du mois de novembre

Image
* * * * * Il était une fois en France - Tome 1 à 6  de Fabien Nury (scénario) et Sylvain Vallée (dessin) [BD] Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh [BD] Walking Dead - Tome 11-12-13-14 de Robert Kirkman et Charlie Adlard [BD] * * * * Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre Les hommes en général me plaisent beaucoup de Véronique Ovaldé La maison des chagrins de Víctor Del Árbol *** Faillir être flingué de Céline Minard ** Esprit d'hiver de Laura Kasischke * * * * Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne - 2013 Gravity d' Alfonso Cuarón - 2013 * * Le médecin de famille (Wakolda) de Lucia Puenzo - 2013

Il était une fois en France - Tome 1 à 6 (BD)

Image
Cette série composée de 6 tomes et parue depuis en coffret raconte l’histoire de Joseph Joanovici, juif roumain qui connu les pogroms dans son enfance. Ce qui ne l’empêchera pas de faire fortune en France grâce à son sens des affaires. Le premier tome de la série est un peu difficile à suivre tant de nombreux flash-back émaillent le récit mais une fois les éléments bien en place et les interlocuteurs bien cernés, on se délecte à suivre les méandres obscurs de cet homme ambigu qui sut jouer toutes les cartes même (surtout) les plus truquées pour ne jamais perdre de vue que l’important, c’était de se mettre avant tout à l’abri du besoin.   Mais à quel prix ? Car en final, il y a toujours un prix à payer pour ses turpitudes et autres ignominies.   Ce sont les heures sombres de la collaboration à tous les niveaux   mais aussi de la résistance, de la contrebande, de la corruption de fonctionnaires, des délits et autres assassinats pour la bonne cause, à savoi...

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Image
Quatrième de couverture  Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Edouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Edouard, artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion. Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence... Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des beaux-arts.  Bien au delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l'histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l'Etat, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer. Dans la France traumatisée de l'après ...

Les hommes en général me plaisent beaucoup de Véronique Ovaldé

Image
Extrait C’est le silence qui m’a réveillée cette nuit-là. Un silence bruissant, un silence de ville avec tous les moteurs de nos intimités, le ronronnement des mécaniques, le bourdonnement des moustiques et le choc des ailes de la mouche contre la vitre. J’entendais la rue et le chuintement des pneus, les sirènes lointaines et les milliers de grésillements des télés d’insomniaques, j’entendais l’eau qui claquait dans la douche et les messages qui s’enregistraient dans le secret des câbles téléphoniques, qui traversaient mon espace alentour, qui me traversaient pour passer leur chemin. J’écoutais la nuit d’été qui palpitait irrégulière.  Mon avis Dans ce monde carnassier dans lequel les hommes sont « tout particulièrement dangereux », pourquoi en attendre consolation et protection alors qu’il faut songer avant tout de s’en protéger ? Comment lutter contre cette dépendance ? Comment tenir à distance les fantômes encore trop nombreux qui s’agitent en nous ...

Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne (film)

Image
Synopsis  Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : "Les garçons et Guillaume, à table !" et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : "Je t’embrasse ma chérie" ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.  Que faire quand on est un garçon fasciné par sa mère en particulier et les femmes en général ? On prend les mêmes voix, les mêmes intonations, les mêmes gestes, les mêmes expressions. Et on se féminise de plus en plus au point que l’entourage nous confonde en certaines occasions avec notre propre mère. S’en suivront des problèmes d’identité et de multiples séances de psychanalyse pour comprendre qui on est vraiment.  Guillaume Gallienne revient sur son parcours escarpé du genre humain dans une famille de la grande bourgeoisie française. C’est tendre, sensible, émouvant, drôle e...

Esprit d'hiver de Laura Kasischke

Image
Quatrième de couverture  Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d' angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...  Pourtant précédé de bonnes, voir de très bonnes critiques en général (bien qu’il y ait aussi quelques avis plus mitigés), je dois bien avouer que je suis totalement passée à côté de ce roman. Que d’ennui, de lassitudes, de répétitions lassantes. Quelle écriture plate et sans relief. Que tout cela tourne en rond et sur lui-même. Il y a bien quelques sujets des plus intéressants (l’hérédité, les maladies génétiques, la fatalité, le sentiment d’abandon, le déni) mais le traitement qu’en fait Laura Kasischke a été totalement inopérant en ce qui me concerne. Une lecture laborieuse et u...

La maison des chagrins de Víctor Del Árbol

Image
Quatrième de couverture Eduardo tente de survivre dans un appartement sans âme, grâce à l'alcool et aux psychotropes que lui prescrit la psychiatre chargée de sa réinsertion. Il vient de purger une peine de prison pour le meurtre du chauffard qui a tué sa femme et sa fille, voilà quatorze ans. Peintre autrefois coté, il gagne sa vie en exécutant à la chaîne des portraits anonymes que sa galeriste place dans les grandes surfaces. Un jour, celle-ci lui transmet une bien étrange commande : une célèbre violoniste lui demande de réaliser le portrait de l'homme qui a tué son fils. Elle veut pouvoir déchiffrer sous les traits de l'homme les caractéristiques de l'assassin. Unis dans la même douleur, la commanditaire et l'artiste ouvrent bientôt la boîte de Pandore, déchaînant tous les démons qui s'y trouvaient enfouis. J’avais déjà bien aimé le précédent roman de Víctor Del Árbol, à savoir La tristesse du samouraï. J’attendais donc son deuxième opus avec ...