Les articles les plus consultés sur les 30 derniers jours
La Guerre chez Otto Dix
Otto Dix (Untermhaus, 1891 – Singen, 1969) est un peintre expressionniste allemand. Engagé en tant que volontaire dans l'artillerie de la campagne allemande pendant la première guerre mondiale, il dénoncera par la suite les atrocités de la guerre et les amères désillusions qui s'en suivront. Il se consacrera à des sujets plus religieux après avoir été exclu de l'enseignement à l'académie de Dresde, les nazis le considérant comme un peintre décadent. Il sera ensuite contraint de participer à la Seconde Guerre mondiale et sera fait prisonnier en Alsace par les Français. « Des poux, des rats, des barbelés, des puces, des grenades, des bombes, des cavernes, des cadavres, du sang, de l’eau-de-vie, des souris, des chats, des gaz, des canons, de la crotte, des balles, des mortiers, du feu, de l’acier, voilà ce qu’est la guerre ! » « Je n’ai pas peint d’images de guerre pour empêcher la guerre, je n’en aurais pas été capable. Je les ai peintes pour conjurer la guerre. T...
Le Festival Cinéma Méditerranéen 2014
La 14ème édition du Festival Cinéma Méditerranéen, qui aura lieu du 5 au 12 décembre, fêtera cette année ses 25 ans d’existence. Il propose comme toujours le meilleur de la production cinématographique des pays du bassin Méditerranéen. Au programme : compétition internationale, inédits et best of des films de l’année, séances thématiques, documentaires et débats, courts métrages, rencontres avec les réalisateurs, producteurs et comédiens invités à présenter leur film. Les films en compétition sont : Barbarians de Ivan Ikić - Serbie - 2014 Luka, un adolescent en difficulté, apprend que son père, qu'il pensait disparu dans les conflits avec le Kosovo, est toujours en vie. Déchiré entre ses problèmes de famille, la pression de sa libération conditionnelle et son affection pour une fille qui ne veut pas de lui, Luka perd son sang-froid et agresse un joueur du club de foot local. Il est alors recherché par des personnes qui cherchent à se venger. Luka quitte la ville et r...
Otto Dix, les autoportraits
Otto Dix (Untermhaus, près de Gera, 1891 – Singen, 1969) est un peintre et graveur allemand associé aux mouvements de l'expressionnisme et est un des fondateurs de la Nouvelle Objectivité. Fasciné par tous les aspects de la vie humaine et par les extrêmes, ses sujets de prédilection seront la guerre, la grande ville (avec son cortège de mutilés, de mendiants et de prostituées), la religion et le lien insoluble entre Éros et Thanatos. Il réalisera de nombreux autoportraits tout au long de sa vie. Autoportrait d'un fumeur, 1913 Denzlinge, Collection particulière Petit autoportrait, 1913 Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportrait avec casque de l'artillerie, 1914 Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportrait en soldat, 1914, Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportraits, 1914 Lawrence, Spencer Museum of ARt Autoportrait en Mars, 1915 Freital, Haus der Heimat A la beauté, 1922 Wuppertal, Von der Heydt-Museum ...
Youth de Paolo Sorrentino
Synopsis Fred et Mick, deux vieux amis approchant les quatre-vingts ans, profitent de leurs vacances dans un bel hôtel au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d’orchestre désormais à la retraite, n’a aucune intention de revenir à la carrière musicale qu’il a abandonnée depuis longtemps, tandis que Mick, réalisateur, travaille toujours, s’empressant de terminer le scénario de son dernier film. Les deux amis savent que le temps leur est compté et décident de faire face à leur avenir ensemble. Mais contrairement à eux, personne ne semble se soucier du temps qui passe... Ce que j’aime chez Paolo Sorrentino, c’est qu’il y a toujours sous la beauté et le clinquant de sa mise en scène quelque chose de l’ordre de l’intime douloureusement mélancolique. Tout en étant moins crépusculaire et sur un mode en apparence plus léger que son précédent film (La grande Bellezza), le réalisateur prolonge volontiers certaines thématiques déjà abordées précédemment, comme le temps qui passe, ...
Toni Erdmann de Maren Ade
Ce film n’est pas un film comique. Ce film n’est pas un film agréable. Ce film n’est pas un film qui caresse le spectateur dans le sens du poil. Et ce, même si la pilosité y joue un certain rôle : il n’y a qu’à regarder l’affiche, de penser à la fameuse party à poil, ou encore à la perruque absolument abominable du père (bon ok, ce sont des cheveux mais parfois on se demande). Cette petite mise au point me semblait nécessaire, tant certaines critiques professionnelles ont plus porté préjudice au film qu’autre chose en le faisant passer pour ce qu’il n’est pas, créant une certaine attente chez le spectateur, qui risque d’être déçu de ne pas avoir trouvé ce qu’il était venu chercher. Personnellement, je me suis esclaffée lors de certaines scènes, mais le sens de l’humour étant ce qu’il est, ce qui m’a fait rire pourrait tout autant laisser de marbre une autre personne. Ce film raconte tout simplement l’histoire de la confrontation de d...
La La Land de Damien Chazelle
La La Land de Damien Chazelle Avec Emma Stone, Ryan Gosling, J.K. Simmons, Finn Wittrock, Rosemarie DeWitt, John Legend États-Unis, Date de sortie 25 janvier 2017 Synopsis Au coeur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent... Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d'Hollywood ? Mon avis Peut-on encore croire au rêve hollywoodien ? Si oui, quel sera le prix à payer pour essayer de maintenir cet équilibre fragile entre l'accomplissement de ses rêves, l'amour de l'art et la réalité ? Un très joli film, poétique, drôle, élégant et mélancolique à la fois. Mais pas si léger que cela, au point où je suis ressortie de la salle le cœur gr...
La promesse de l'aube de Romain Gary
Extraits: [p. 43] Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. [p. 269] Lorsqu'il s'agit de tuer mes semblables, je ne suis pas assez poète. Je ne sais pas y mettre la sauce, je ne sais pas entamer un hymne de haine sacrée et je tue sans panache, bêtement, puisqu'il le faut absolument. La faute en est aussi, je crois, à mon égocentrisme. Mon égocentrisme est en effet tel que je me reconnais instantanément dans tous ceux qui souffrent et j'ai mal dans toutes leurs plaies. Cela ne s'arrête pas aux hommes, mais s'étend aux bêtes, et même aux plantes. Un nombre incroyable d...
Oblomov de Ivan Gontcharov
Extrait La robe de chambre avait, aux yeux d'Oblomov, des vertus inestimables : elle est douce, flottante, on n'y sent plus son corps ; telle une esclave docile, elle se prête à tous les mouvements... Chez lui, Oblomov ne portait jamais ni cravate ni gilet, car il aimait la liberté et l'espace. Ses pantoufles étaient longues, moelleuses et larges ; lorsqu'il sortait de son lit, ses pieds, sans même qu'il les regardât, s'y glissaient tout seuls... La position allongée n'était pas pour Oblomov un besoin, comme elle l'est pour un malade ou quelqu'un qui a sommeil. Ce n'était pas non plus une volupté, comme elle peut l'être pour un paresseux : c'était l'état normal. Mon avis L’auteur Ivan Gontcharov, né en 1812, mettra dix années à rédiger son chef d’œuvre intitulé Oblomov, publié en 1859. Ce roman connaîtra un tel succès que son personnage principal donnera naissance au néologisme russe oblomovchina, une étran...
Extrait : La Bâtarde de Violette Leduc
[p.23] Mon cas n’est pas unique : j’ai peur de mourir et je suis navrée d’être au monde. Je n’ai pas travaillé, je n’ai pas étudié. J’ai pleuré, j’ai crié. Les larmes et les cris m’ont pris beaucoup de temps. La torture du temps perdu dès que j’y réfléchis. Je ne peux pas réfléchir longtemps mais je peux me complaire sur une feuille de salade fanée où je n’ai que des regrets à remâcher. Le passé ne nourrit pas. Je m'en irai comme je suis arrivée. Intacte, chargée de mes défauts qui m'ont torturée. J’aurais voulu naître statue, je suis une limace sous mon fumier. Les vertus, les qualités, le courage, la méditation, la culture. Bras croisés, je me suis brisée à ces mots là. La Bâtarde de Violette Leduc , première parution en 1964. Préface de Simone de Beauvoir, Collection L'Imaginaire (n° 351) Gallimard, Parution 13-09-1996, 496 pages





cette façon d'embellir les murs avec des fresques me plait et le choix de Corto maltaise en matière de BD n'est pas le plus mauvais c'est une fresque sur quoi? sur toile ? et qui est l'auteur?
RépondreSupprimerIl s’agit d’une réalisation de l’asbl Art Mural, qui a repris quatre extraits des aventures de Corto Maltese : Les Ethiopiques (1978), Corto Maltese en Sibérie (1979), La Maison dorée de Samarkand (1986) et Les Celtiques (1980). Cette fresque longue de 80 mètres s’inscrit dans le cadre du parcours BD, initié par la ville de Bruxelles en 1993 et qui rend hommage aux héros de bandes dessinées. Cette fresque-ci est sans doute moins accessible aux touristes, étant légèrement éloignée du centre-ville.
Supprimer