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Siri Hustvedt : aujourd'hui, je me sens mal d'être américaine

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Le complément Les Livres du journal Le Soir met ce week-end à l'honneur l'auteur Siri Hustvedt , qui s'exprime longuement sur  l'élection de Donald Trump (Ron Rash s'y prête également dans un autre entretien sur le même sujet, à la page suivante du complément). Je ne résiste pas à l'envie de vous en livrer quelques extraits. Mais auparavant, je vais vous parler de l'auteur, que tout le monde ne connait pas forcément.  J'ai découvert Siri Hustvedt par l'entremise de son conjoint, l'écrivain Paul Auster . J'avais une vingtaine d'années et je dévorais les romans de Paul Auster à cette époque. Je dois bien avouer que j'en étais un peu amoureuse, mais pas au point d'encadrer sa photo dans le salon, ce qu'avait fait - à ma très grande surprise - une amie, visiblement plus entichée que moi ! Tout ça pour dire que je m'intéressais de près à l'auteur, et que j'ai forcément pris un jour connaissance  du nom de son é...

Les quatre saisons, quelques peintures en passant

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Vent d'automne par Lucien Lévy Dhurmer Chute des Dernières Feuilles d'Automne par Xavier Mellery, 1893 Le Cattive Madri (Les Mauvaises Mères) par Giovanni Segantini, 1894 Femmes-Arbres par Paul Delvaux, 1937 Découverte par René Magritte, 1927  L’Echelle dans le feuillage par Maurice Denis, 1892 Les trois sphinx de Bikini par Salvador Dali, 1947

Soyez imprudents les enfants de Véronique Ovaldé

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Cité en exergue  So we beat on, boats against the current, borne ceaselessly into the past. C'est ainsi que nous avançons, barques à contre-courant, sans cesse ramenés vers le passé Gatsby le magnifique Francis Scott Fitzgerald Extraits [p.17] Le tableau de Diaz Uribe ouvrait l'exposition.  Il vous sautait quasiment au visage.  Il était comme une revendication.  La toile, aux dimensions spectaculaires, représentait le corps d'une femme à qui Diaz Uribe avait donné certaines caractéristiques animales - ou qui me parurent comme telles.  Le trouble de cette langueur lasse si féminine alliée à ces mains trop griffues ou à cette pilosité trop visible m'a bouleversée. La femme était assise sur le sol, elle était décentrée, la plus grande partie de la toile était occupée par un carrelage bleu au motif géométrique répétitif.  La femme était nue, le menton relevé, sa peau était bleutée, marbrée, transparente, d'une transparence ma...

Ô vous, frères humains par Luz

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                 Un enfant juif rencontre       la haine le jour de ses dix ans.       J'ai été cet enfant.                                                       Albert Cohen Luz réalise une adaptation graphique subjective et personnelle d’un livre d’Albert Cohen, dans lequel l’écrivain revenait sur un épisode traumatisant de sa vie, à savoir la découverte de l’antisémitisme alors qu’il était à peine âgé de 10 ans (nous sommes à cette époque en 1905). C’est à l’âge de 16 ans que Luz lit pour la première fois la version poche de ce livre, qui l’a bouleversé : « J’y avais lu autant le récit poignant d’une enfance qui se fracasse contre la haine antisémite qu’un manifeste humaniste exceptionnel. Le cœur serré, j...

LEONARD COHEN - Waiting For The Miracle

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Une voix unique. RIP Mister Cohen.

Le garçon de Marcus Malte

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Début du roman Même l'invisible et l'immatériel ont un nom, mais lui n'en a pas. Du moins n'est-il inscrit nulle part, sur aucun registre ni aucun acte officiel que ce soit.  Pas davantage au fond de la mémoire d'un curé d'une quelconque paroisse.  Son véritable nom.  Son patronyme initial.  Il n'est pas dit qu'il en ait jamais possédé un.  Plus tard, au cours de l'histoire, une femme qui sera pour lui sœur, amante et mère, lui fera don du sien, auquel elle accolera en hommage le prénom d'un célèbre musicien qu'elle chérissait entre tous.  Il portera également un nom de guerre, attribué à l'occasion par les autorités militaires en même temps que sa tenue réglementaire d'assassin.  Ainsi l'amour et son contraire l'auront baptisé chacun à sa façon.  Mais il n'en reste rien.  Ces succédanés aussi seront voués à disparaître à la suite de cette femme et de cette guerre et de l'ensemble du monde déjà ancien auquel elles...

Tu sais quoi ? #1 – Frida & Léon

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Hey, tu sais quoi ? Ils n’auraient jamais dû se rencontrer et pourtant, Frida Kahlo et Léon Trotsky ont partagé plus que des convictions politiques… Découvrez ce qui s’est passé entre la grande peintre mexicaine et le leader communiste russe !  Par Manon Bril, sur la chaîne YouTube du Grand Palais. Et c'est sympa comme tout ! Et si jamais l'envie d'en savoir plus vous titille, je vous conseille de lire l'excellent roman L'homme qui aimait les chiens de Leonardo Padura, qui revient assez longuement sur cette idylle. Mais pas que...  Gros coup de cœur et une de mes meilleures lectures de 2014, repris dans mon top 10 de cette année-là. L'homme qui aimait les chiens (El hombre que amaba a los perros) de Leonardo Padura, traduit de l'espagnol (Cuba) par Elena Zayas et René Solis, Éditions Points, Collection Grands Romans, 2 octobre 2014, 805 pages A découvrir également sur ce blog : * L'homme qui aimait les chiens de ...