Le sermon sur la chute de Rome de Jérôme Ferrari

Quatrième de couverture
 
Empire dérisoire que se sont constitué ceux qui l’ont toujours habité comme ceux qui sont revenus y vivre, un petit village corse se voit ébranlé par les prémices de sa chute à travers quelques personnages qui, au prix de l’aveuglement ou de la corruption de leur âme, ont, dans l’oubli de leur finitude, tout sacrifié à la tyrannique tentation du réel sous toutes ses formes, et qui, assujettis aux appétits de leur corps ou à leurs rêves indigents de bonheur ou d’héroïsme, souffrent, ou meurent, de vouloir croire qu’il n’est qu’un seul monde possible.
 
 
Un roman aux accents philosophiques sympathiques qui se veut sans nul doute ambitieux mais qui ne s’élève jamais véritablement, se lisant sans déplaisir mais sans passion non plus, restant souvent à la surface des personnages et des événements. Avec la sensation qu’il ne va plus m’en rester grand-chose dans les quelques mois à venir, si ce n’est une certaine propension au fatalisme et au délitement. Un prix Goncourt un peu surprenant en ce qui me concerne, trouvant le roman assez moyen sans être mauvais pour autant. Je vais toutefois tenter de lire un autre roman du même auteur, histoire de confirmer ou non cette première impression mitigée.
 
Remarque en passant : ne vous fiez pas à la quatrième de couverture particulièrement pédante à mon goût. 


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