Je découvre l'illustrateur et le peintre italien Riccardo Guasco grâce à la nouvelle affiche du 39e festival du court métrage de Clermont-Ferrand, que je trouve très réussie. Un petit tour de piste s'impose !
Otto Dix (Untermhaus, 1891 – Singen, 1969) est un peintre expressionniste allemand. Engagé en tant que volontaire dans l'artillerie de la campagne allemande pendant la première guerre mondiale, il dénoncera par la suite les atrocités de la guerre et les amères désillusions qui s'en suivront. Il se consacrera à des sujets plus religieux après avoir été exclu de l'enseignement à l'académie de Dresde, les nazis le considérant comme un peintre décadent. Il sera ensuite contraint de participer à la Seconde Guerre mondiale et sera fait prisonnier en Alsace par les Français. « Des poux, des rats, des barbelés, des puces, des grenades, des bombes, des cavernes, des cadavres, du sang, de l’eau-de-vie, des souris, des chats, des gaz, des canons, de la crotte, des balles, des mortiers, du feu, de l’acier, voilà ce qu’est la guerre ! » « Je n’ai pas peint d’images de guerre pour empêcher la guerre, je n’en aurais pas été capable. Je les ai peintes pour conjurer la guerre. T...
Otto Dix (Untermhaus, près de Gera, 1891 – Singen, 1969) est un peintre et graveur allemand associé aux mouvements de l'expressionnisme et est un des fondateurs de la Nouvelle Objectivité. Fasciné par tous les aspects de la vie humaine et par les extrêmes, ses sujets de prédilection seront la guerre, la grande ville (avec son cortège de mutilés, de mendiants et de prostituées), la religion et le lien insoluble entre Éros et Thanatos. Il réalisera de nombreux autoportraits tout au long de sa vie. Autoportrait d'un fumeur, 1913 Denzlinge, Collection particulière Petit autoportrait, 1913 Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportrait avec casque de l'artillerie, 1914 Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportrait en soldat, 1914, Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportraits, 1914 Lawrence, Spencer Museum of ARt Autoportrait en Mars, 1915 Freital, Haus der Heimat A la beauté, 1922 Wuppertal, Von der Heydt-Museum ...
Delville réalise des peintures monumentales comme les cinq panneaux ornant le Palais de Justice de Bruxelles. Un travail d'envergure dont la réalisation s'étendra de 1907 à 1914 mais les panneaux seront malheureusement détruits dans un incendie en 1944. Ils seront remplacés en 1950 par des esquisses plus petites. La composition sur quatre panneaux symbolise l'évolution de la Justice à travers les âges : la période biblique, la période chrétienne, la Justice au Moyen-Age et la Justice moderne. La Justice ancienne ou La Justice d'autrefois, dessin préparatoire à la composition pour le Palais de Justice de Bruxelles, 1911-1914 Crayon, crayon bleu, craie et fusain sur carton 130 * 98 cm, Collection privée La Loi morale ou La Justice de Moise, dessin préparatoire à la composition pour le Palais de Justice de Bruxelles de Jean Delville, 1911-1914 Crayon et et fusain sur carton 120 * 191 cm, Collection privée La Justice chrétienne ou Le Christ consolant ...
Extraits Nous prêcherons la destruction... cette idée est si séduisante ! [...] Ce sera un bouleversement comme le monde n'en a jamais vu... La Russie se couvrira de ténèbres, la terre pleurera ses anciens dieux... [...] J'ai déjà signalé l'avènement des petites gens dans notre ville. C'est un phénomène qui a coutume de se produire aux époques de trouble ou de transition. Je ne fais pas allusion ici aux hommes dits 'avancés' dont la principale préoccupation en tout temps est de devancer les autres : ceux-là ont un but - souvent fort bête, il est vrai, mais plus ou moins défini. Non, je parle sérieusement de la canaille. Dans les moments de crise on voit surgir des bas-fonds sociaux un tas d'individus qui n'ont ni but, ni idée d'aucune sorte, et ne se distinguent que par l'amour du désordre. Presque toujours cette fripouille subit à son insu l'impulsion du petit groupe des 'avancés', lesquels en font ce qu'...
L’Orchestre Philharmonique de Varsovie accompagne la cantatrice soprano polonaise Elżbieta Towarnicka sur la musique du film Avalon, composée par Kenji Kawai. Sorti en 2001, Avalon du réalisateur Mamoru Oshii est le premier film japonais entièrement tourné en Pologne (je me demande d’ailleurs si ce n’est pas également le dernier à ce jour). Un présent désenchanté et un futur condamné, un jeu vidéo illégal particulièrement addictif, le mythe arthurien et l’île légendaire d’Avalon où reposent les âmes des guerriers, un niveau caché nommé Spécial A ou encore Classe Réelle, des non-revenus (ou morts-vivants) à l’état végétatif dans les hôpitaux, sans oublier les Ombres, les Evêques, le Maître du jeu et les Programmeurs. Un film qui demeure assez opaque malgré plusieurs visions, tant il parvient à brouiller le monde réel et virtuel. Une référence ? Sans doute du côté du film Stalker du réalisateur Andreï Tarkovski.
Films vus ou revus La Maison rouge (The Red House, 1947) de Delmer Daves *** Le val d'enfer (1943) de Maurice Tourneur *** Le ciel est à vous (1943) de Jean Grémillon ❤ Lumière d'été (1942) de Jean Grémillon *** Pièges (1939) de Robert Siodmak **(*) La Charrette fantôme (1939) de Julien Duvivier *** Gueule d'amour (1937) de Jean Grémillon **** Courrier Sud (1936) de Pierre Billon **(*) City girl (1929) de F. W. Murnau *** La Femme sur la Lune (1929) de Fritz Lang *** Le Cabinet du docteur Caligari (Das Cabinet des Dr. Caligari, 1920) de Robert Wiene **** La Charrette fantôme (1939) de Julien Duvivier Documentaires De Caligari à Hitler, une histoire psychologique du cinéma allemand Jean Grémillon, réalisme poétique sous l'occupation par Véronique Martin City Girl, ou l'essence de l'Amérique par John Bailey, cameraman des Moissons du ciel Murnau et l'avènement du parlant par Janet Bergstrom L...
Portrait of Christine Spengler @ Sylvain Julienne - Iran, 1979 Née en 1945 en Alsace et élevée à Madrid, Christine Spengler est une photographe française. C’est au Tchad, lorsqu’elle tombe aux mains de la guérilla toubou avec son jeune frère, qu’elle découvre sa vocation de reporter-photographe. Elle a vingt-trois ans et décide à partir de ce moment-là de devenir reporter de guerre. Elle photographiera pendant plus de 40 ans les principaux conflits (Irlande du Nord, Vietnam, Cambodge, Liban ou l’Afghanistan). Christine Spengler a gagné de nombreux prix pour son travail de reporter, notamment le Prix Femme de l'année à Bruxelles en 2002. En 2008, elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur. Londonderry kids @ Christine Spengler Irlande du Nord, Londonderry, 1972 Girl at Catholic Funeral Procession @ Christine Spengler Irlande du Nord, Londonderry, 1972 Child Walking Down Londonderry Street @ Christine Spengler Irlande du Nord, Londonderry, 1972...
Les Possédés d'Andrzej Wajda Avec : Isabelle Huppert, Jutta Lampe, Philippine Leroy-Beaulieu, Bernard Blier, Omar Sharif, Lambert Wilson, Jerzy Radziwilowicz, Jean-Philippe Écoffey, Laurent Malet, France, 1988 Synopsis Dans une ville de province russe, vers 1870, un groupe de révolutionnaires a décidé de renverser l'ordre ancien. Entraînés par leur chef cynique et haineux, ils se vouent corps et âmes à un Messie, le sombre Stavroguine, aristocrate décadent. Mon avis Adapter Les Possédés d'après Fiodor Dostoïevski , il fallait oser ! Et même si le film n’est pas une totale réussite, le réalisateur Andrzej Wajda a le mérite d'avoir eu l'audace de relever ce défi. Pour ce faire, il resserre l’intrigue du roman en se focalisant essentiellement sur son épine dorsale, quitte à abandonner la foultitude des personnages secondaires. L’avantage de ce choix permet au spectateur de suivre assez aisément l’histoire principale, et ce même s’il n’a jamais...
Oh qu'elle était jeune. Ah qu'elle était belle. Et elle l'est toujours d'ailleurs ! Petit hommage en passant à la grande (dans tous les sens du terme) Sigourney Weaver, que j'ai vu dernièrement au cinéma dans le film Quelques minutes après minuit de Juan Antonio Bayona. Et que j'ai eu le plaisir de la revoir à la télé dans Alien, la résurrection de Jean-Pierre Jeunet, qui nous en dit quelques mots : " Sigourney est très pro, mais possède un fort caractère. Elle pouvait foutre une tension incroyable sur le plateau. Si j'ai pu faire le film en toute liberté, c'est surtout grâce à elle. Elle m'a toujours défendu face aux producteurs ". Allez, on va se faire plaisir et revoir la séquence "Give me the ball". J'adore toujours autant :)
Extrait J 'aimerais bien que quelqu'un osât s'enhardir à comparer l’équité des Utopiens à la justice que font les autres nations : puissé-je mourir si j’ai trouvé chez elles aucune trace ni apparence de vrai et légitime droit. Mais quelle justice est-ce lorsqu’on voit quelque gentilhomme, quelque orfèvre ou quelque usurier, ou d’autres qui soit ne font absolument rien, soit ne font que des choses qui ne sont pas grandement nécessaires à l’utilité de la République, mener si grand train et vivre si magnifiquement de leur oisiveté ou d’une négoce superflu et vain ? Vu que cependant un pauvre serviteur, un charretier, un forgeron, un maçon, un charpentier, un manœuvrier et un laboureur, bien que leur labeur soit si nécessaire qu’une République ne pourrait durer un an sans eux, mènent leur vie si pauvrement et sont tous si mal traités qu’il pourrait sembler que les chevaux aient un meilleur sort qu’eux (…) C’est pourquoi, quand je pense à toutes ces Républiques qu’on d...
Bonjour. Impressionnant. Merci pour le partage.
RépondreSupprimerBonjour. Avec grand plaisir. Et merci de votre passage !
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