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Dom Juan ou Le Festin de pierre de Molière

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Quatrième de couverture « L’'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus » : voilà comment Dom Juan se justifie auprès de son valet Sganarelle, scandalisé de voir son maître tromper tout le monde autour de lui, des femmes les plus naïves qu'il séduit sans vergogne aux hommes les plus nobles qu'il mène par le bout du nez sans se démonter. De fait, Dom Juan n'a qu'une ambition : jouir de tous les plaisirs, sans jamais céder aux sirènes de la morale. Il lui faut toutes les voluptés et il les obtient facilement en manipulant ses victimes avec des mots trompeurs. Seule la mort pourrait l'arrêter : n'est-ce pas elle justement qui vient le chercher, lorsque la statue du commandeur s'anime sous ses yeux ? Comédie en prose écrite en 1664, alors que la représentation de Tartuffe était censurée et la pièce attaquée par le parti dévot, Molière s’empare d’un personnage déjà connu à l’époque et qui apparu pour la premiè...

Titus errant de Mervyn Peake

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« Titus errant » est le troisième volet de la trilogie de Gormenghast. Titus, le soixante-dix-septième comte d’Enfer, a aujourd'hui grandi. Ivre de liberté, de changements et d’aventures, il n’en peut plus des rites immuables et codifiés aux origines depuis longtemps perdues de Gormenghast, forteresse immuable et monde clos étouffant pour un jeune homme en quête d’identité. Véritable voyage initiatique, ce troisième volet se distingue des deux premiers par la forme et le contenu. Par la forme d’abord : « Titus errant » est composée avant tout de notes éparses de l’auteur, et certaines critiques n’ont pas hésité à faire le lien entre celles-ci et les premières manifestations de la maladie de Parkison dont sera atteint l’auteur. Par le contenu ensuite, dans la mesure où nous quittons les murailles et les dimensions démentielles du château de Gormenghast pour suivre les pas du jeune Titus errant. Si Gormenghast reste toutefois en filigrane, de par sa présence consta...

Gormenghast de Mervyn Peake

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Deuxième volet de la trilogie de Gormenghast, j’ai mis du temps à lire la suite du premier volet, un an très exactement. C’est que l’accès à l’univers baroque, sombre et déjanté de l’auteur demande des conditions de lecture particulières en ce qui me concerne, aimant me fondre dans les murailles du château de Gormenghast les froides et sombres soirées d’hiver, histoire de me mettre dans l'ambiance adéquate. J’ai toutefois mis du temps avant de replonger dans cet univers singulier, ayant dû attendre de dépasser les 150 premières pages avant de me sentir à nouveau happée par l’atmosphère oppressante et étouffante du château. Ce deuxième volet, intitulé « Gormenghast », porte légitimement le nom du château tant sa construction labyrinthique, ses dimensions - tellement énormes qu’elles nous semblent infinies-, sa décrépitude couplée à sa majesté ancestrale, son ombre même sur le village occupent une place prépondérante dans ce récit. Les personnages ne sont pourtant pas en reste...

Le syndrome du scaphandrier de Serge Brussolo

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David est un modeste fonctionnaire travaillant pour le compte d’une administration sans âme, une vie décevante sans agrément et d’un morne ennui. L’exaltation, le danger et la prise de risque, ce sont ses rêves qui les lui procurent, lorsqu’il retrouve ses fidèles complices – dont la belle et attirante Nadia – dans le but d’accomplir les plus audacieux et périlleux cambriolages qui soient. Une vie réelle sans substance et une vie rêvée exaltante, de quoi préférer la vie onirique au quotidien décevant, même si les psychologues lui affirment que cet univers parallèle n’est rien d’autre que le produit de son imagination : « Essayez de toujours conserver à l'esprit que ce qui se passe "en bas" n'a aucune existence réelle.  Il n'y a pas d'en bas. Ne donnez surtout aucune épaisseur à ces fantasmes ou vous finirez schizophrène. [...]   Ne devenez pas comme ces vieux plongeurs qui croient que les personnages de leurs rêves continu...

Bel-Ami de Guy de Maupassant

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Extrait - Dis donc, mon vieux, sais-tu que tu as vraiment du succès auprès des femmes ? Il faut soigner ça. Ca peut mener loin. Il se tut une seconde, puis reprit, avec ce ton rêveur, des gens qui pensent tout haut : - C'est encore par elles qu'on arrive le plus vite. Mon avis Bel-Ami retrace l’ascension d’un homme qui n’avait aucune carte en main à sa naissance mais qui, par force de séduction, cynisme, ambition, opportunisme et arrivisme, accède aux plus hautes places de la société parisienne du XIXe siècle. Un aventurier privé de conscience et sans aucun talent si ce n’est celui de gravir les marches du pouvoir par les femmes qu’il soumet à ses ambitions. Car cette ascension, il la doit exclusivement à son pouvoir de séduction auprès de la gent féminine : prostituée, bigote, ambitieuse, frivole, jeune ingénue, aucunes ne résistent à ses appâts. Maupassant nous décrit également avec causticité et sagacité la faune parisienne du XIXe siècle : nous p...

MURENA, Chapitre Premier : La Pourpre et l’Or de Jean Dufaux et Philippe Delaby (BD)

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Murena est une bande dessinée historique ayant pour cadre la Rome Antique. La série comprend deux cycles : le cycle de la mère (4 tomes) suivi du cycle de l’épouse (4 tomes dont le dernier à paraître). « La Pourpre et l'Or » est le premier tome du cycle de la mère. Nous sommes en 54 apr. J.-C. Claude - quatrième empereur romain de la dynastie julio-claudienne - règne sur Rome. Sa quatrième épouse, la redoutable Agrippine, est une femme ambitieuse et dangereuse : pressé par son épouse de faire reconnaître son fils Lucius Domitius, né d’un précédent lit, Claude ne se doute pas qu’il vient de signer son arrêt de mort. En adoptant le fils d’Agrippine, le faisant passer devant son propre fils naturel dans l’ordre de succession, Claude ne se rend pas compte qu’il devient plus intéressant mort que vivant aux yeux de son épouse. Bien décidée à parvenir au pouvoir par l’entremise de son fils, Agrippine n’hésite pas à comploter la mort par empoisonnement de son époux, d...

Une vie de Guy de Maupassant

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Nous sommes en 1819, à Rouen. Jeanne, une jeune aristocrate de 17 ans, vient juste de sortir du couvent dans lequel elle avait été tenue cloîtrée depuis ses 12 ans. Elle semblait un portrait de Véronèse avec ses cheveux d’un blond luisant qu’on aurait dit avoir déteint sur sa chair, une chair d’aristocrate à peine nuancée de rose, ombrée d’un léger duvet, d’une sorte de velours pâle qu’on apercevait un peu quand le soleil la caressait. Ses yeux étaient bleus, de ce bleu opaque qu’ont ceux des bonhommes en faïence de Hollande. Son père, le baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds, voulait « qu’on la lui rendît chaste à dix-sept ans pour la tremper lui-même dans une sorte de poésie raisonnable ». C’est que monsieur le baron est un disciple enthousiaste de J.-J. Rousseau et son principal objectif est celui d’ouvrir l’âme pure de sa fille aux joies de la nature, de la contemplation enchantée des champs et des bois à la tendresse simple des animaux. Aussi Jeanne - enfin lib...