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Récits de l'exil de Nina Berberova (volume II)

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Quatrième de couverture   Qu'elle mette en scène (De cape et de larmes) le destin tragique de deux sœurs dont l'une voit son homme envoyé au goulag et l'autre part s'installer à Paris avec son père, qu'elle évoque (Le Roseau révolté) le destin de deux amants séparés par la guerre ou qu'elle raconte (Le Mal noir) l'exil vers Les Etats-Unis d'un Russe émigré dont la compagne est morte pendant un bombardement en France, Nina Berberova n'a de cesse qu'elle ne rende dans ses plus subtiles variations la détresse profonde de ces immigrés de la première génération, dépouillés de leur langue, de leurs affections, de leur territoire.  Avec le premier volume des Récits de l'exil, voici donc réunis dans Babel l'ensemble des " petits romans " écrits de 1934 à 1959 sur ce thème par la romancière russe.   Recueil lu une première fois en 1993, j’avais gardé le souvenir d’une lecture un peu languis...

Garden of love de Marcus Malte

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Extrait  Rappelez-vous combien dans ces moments-là l'être aimé, quel qu'il soit, est exceptionnel. Il est le centre du monde et le monde tout entier et la justification de votre propre existence. Enfin une raison valable de vivre. C'est énorme. Merci. Il faut s'y accrocher. Rappelez-vous combien celui qui aime est peu de chose. Combien il est solitaire, solitaire, solitaire, et fragile. Vulnérable. A tout instant il peut retourner au néant.  Mon avis Véritable kaléidoscope, effet de miroir, les thèmes récurrents de Garden of love sont le double et la dualité de l’être humain, sujets ô combien complexes et fascinants. Il faut juste accepter de ne pas tout comprendre pendant un bon bout de temps, l’auteur ne dévoilant certaines clés qu’au fur et à mesure du récit. Et quelle belle musicalité dans l'écriture. Un roman subtil qui scotche rapidement le lecteur. Mais à ne pas lire en dilettante : il demandera toute votre attention sous peine d’être complèt...

L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde

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Quatrième de couverture Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l'héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d'une fin certaine... Un mélange des genres totalement détonnant : policier, SF, fantastique, humour, politique, réflexion sur la littérature … J’ai eu peur de frôler l’indigestion mais pas du tout, tant l’auteur arrive à fai...

La grande nuit d'André-Marcel Adamek

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Présentation de l'éditeur   Le Château rouge est une grotte souterraine qui vient d'être ouverte au public. Lors d'une visite, un séisme violent emporte les passerelles et les galeries s'effondrent. Seules deux personnes survivent à la catastrophe : Anton Malek, un spécialiste du comportement animalier, et Marie, une vieille dame venue de Bruges. Les rescapés attendent en vain du secours, mais aucun signe de vie ne parvient de la surface.   Né en 1946 André-Marcel Adamek a accompli différents métiers en parallèle de celui d'écrivain : nègre, imprimeur, éditeur. Ses romans ont remporté de nombreux prix et ont été largement traduits : « Le Fusil à pétales » (prix Rossel, 1974), « Un imbécile au soleil » (prix Jean Macé,1984), « La Fête interdite », « Le Maître des jardins noirs », « Le Plus Grand Sous-Marin du monde » (Prix du Parlement de la Communauté française, 2000) et « Retour au village d'hiver ». « La Grande N...

Le journal d'un fou, Le portrait et La perspective Nevsky de Nicolas Gogol

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Le Journal d'un fou Poprichtchine, insignifiant fonctionnaire dont le seul talent consiste à tailler les plumes de son supérieur hiérarchique, s’amourache de la fille de ce dernier. N’ayant pas vraiment la stature nécessaire pour se prévaloir d’une telle prétention, Poprichtchine, déjà un peu fêlé de la cafetière, sombre dans la folie la plus totale lorsqu’il se rend compte que les chances de courtiser la belle sont nulles et non avenues. Poprichtchine en mal de grandeur et la couronne espagnole en mal de tête couronnée, notre petit fonctionnaire ne tarde pas à résoudre tous ces obstacles en se prenant pour le successeur du trône d’Espagne. Mais c’est une cour plutôt particulière qui lui rendra ses premiers et derniers hommages. Lorsque l’envie et l’orgueil se fracassent à la dure réalité de la vie, il ne reste que la folie avec son convoi d’hallucinations et de bouffées délirantes pour suppléer au néant de l’existence. Le portrait Tchartkov, artiste fauché mai...

Le pingouin d'Andreï Kourkov

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Quatrième de couverture À Kiev, Victor tente péniblement de survivre. Journaliste au chômage, il a adopté Micha, un pingouin dépressif, rescapé du zoo. Lorsqu'un patron de presse propose à Victor de préparer des nécrologies de personnalités encore bien en vie, Victor saute sur l'occasion. Mais voilà que ces personnes se mettent à disparaître à une vitesse alarmante... Crimes commandités par la mafia ou règlements de comptes politiques ? Ce roman m’a décontenancée tant je m’attendais à un portait virulent et acide de la société post-soviétique, écrit sur un mode sarcastique déjanté mais néanmoins jubilatoire. Si l’absurdité des rouages de la société ukrainienne est effectivement bien rendue sur un ton surréalisme et décalé, l’humour « tel que je m’y attendais » n’y avait pas vraiment sa place tant la tristesse et la mélancolie transpiraient à toutes les pages. Avis en demi-teinte tant j’ai trouvé ce roman souvent longuet et terriblement cafardeux. Sans ...

Un brin de verdure de Barbara Pym

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Quatrième de couverture Avec la discrète Barbara Pym, nous voici au cœur de l'Angleterre : villages écologiques, églises anglicanes hantées par de ténébreux pasteurs à marier et par de malicieuses bigotes, ventes de charité où l'on papote et l'on médit et l'on s'épie, salons de thé, bibliothèques, associations universitaires. Et sur tout le monde, la romancière jette un regard ironique et faussement naïf qui ébranle soigneusement les valeurs les plus solides d'une société sclérosée, un regard impitoyable : celui d'une ethnologue. Des dialogues sans arrêt, très britanniques, l'air de ne pas y toucher. Barbara Pym a une prédilection pour le petit fait vrai. Cette présentation de l’éditeur touche à l’essentiel de l’écriture de Barbara Pym : humour subtil et finesse psychologique dans les descriptions des personnages qui se dévoilent au détour d’une pensée ou d’un comportement qui pourraient relever de l’anecdotique s’ils ne démasquaient l’abî...