Synopsis : À Majorque, trois personnages dérivent au gré de leur solitude. Alfie, jeune anglais se cherche amis et amour de vacances. Péré, père célibataire, tente de gérer sa vie de père et son travail accaparant. Annie, septuagénaire, part retrouver un homme rencontré sur Internet. Ce premier long-métrage du jeune réalisateur belge Valéry Rosier aborde la solitude à travers trois histoires qui évolueront en parallèle sans jamais se rencontrer, trois générations d’âge avec leurs propres errances et autres questionnements. Une unité de lieu et de temps : la Mecque du tourisme de masse - l’île de Majorque - hors période estivale. Ce qui frappe d’emblée est le cadrage et la composition de la mise en scène de Valéry Rosier : des plans frontaux, larges et fixes dans lesquels semblent parfois se perdre les acteurs, accentuant de ce fait cette impression d’isolement des personnages, l’emploi de couleurs contrastées qui se démarquent de l’arrière-plan et l’utilisation de la sy...
Nous sommes aux lendemains de la Chouannerie, dans une campagne normande hantée de légendes populaires, de vieilles femmes superstitieuses et de pâtres jeteurs de sorts. Pays de rumeurs dans lequel les commères peuvent déployer tout leur art : C'étaient toutes les deux ce qu'on appelle de ces langues bien pendues qui lapent avidement toutes les nouvelles et tous les propos d'une contrée et les rejettent tellement mêlés à leurs inventions de bavardes que le Diable, avec toute sa chimie, ne saurait comment s'y prendre pour les filtrer. Ancien Chouan, l'abbé de La Croix Jugan revient au village complètement défiguré : Chouans perdus, il s’est tiré d’une arme à feu dans le visage. Dieu n’a pas permis qu’il en soit mort, mais il lui a laissé sur la face l’empreinte de son crime inaccompli, pour en épouvanter les autres et peut-être pour lui en faire horreur à lui-même. Nous en avons tous tremblé hier, à l’église de Blanchelande, ...
Films vus ou revus La Chute (2004) d'Oliver Hirschbiegel **** L'Innocent (1976) de Luchino Visconti **** Mélodie en sous-sol (1963) de Henri Verneuil **** L'Aventure de Mme Muir (The Ghost and Mrs. Muir, 1947) de Joseph L. Mankiewicz **** La Main du diable (1942) de Maurice Tourneur **** Border (2018) d'Ali Abbasi *** Burning (2018) de Lee Chang-Dong *** Personal Shopper (2016) d'Olivier Assayas *** Les Harmonies Werckmeister (2003) de Béla Tarr *** Olivia (1951) de Jacqueline Audry *** La tête d'un homme (1933) de Julien Duvivier *** Jenny (1936) de Marcel Carné ** Les petits mouchoirs (2011) de Guillaume Canet ° Jean Gabin et Alain Delon dans Mélodie en sous-sol de Henri Verneuil Romans lus ou relus Archives du vent de Pierre Cendors *** Une ville à soi de Chi Li *** Engrenages et sortilèges d'Adrien Tomas *** Quand nous étions orphelins de Kazuo Ishiguro ***
Notre petite sœur par Hirokazu Kore-eda Disponible en VOD, sortie DVD 17/03/2016, Japon La famille, l’enfance, l’abandon et le deuil. Il n’y a pas à hésiter, nous sommes bien dans un film du réalisateur Hirokazu Kore-eda. Plus minimaliste et délicat que jamais, ce film nous offre des élans de bonté et de générosité qui passeront pour mièvres par certains, alors que j’ai été plus que séduite par la douceur des sentiments exprimés, tout en étant subtilement nuancés par sa mélodie teintée de mélancolie. Un film porté par la grâce qui fait du bien, composé de toutes petites choses qui ne sont pas pour autant dérisoires, mais au contraire pleines de sens. Quelques autres films commentés sur ce blog du même réalisateur, tous hautement recommandables : * Maborosi * After Life * Tel père, tel fils Vers l'autre rive par Kiyoshi Kurosawa Disponible en VOD, sortie DVD 02/03/2016, Japon Qui n’a pas rêver de revoir ses morts ...
Otto Dix (Untermhaus, près de Gera, 1891 – Singen, 1969) est un peintre et graveur allemand associé aux mouvements de l'expressionnisme et est un des fondateurs de la Nouvelle Objectivité. Fasciné par tous les aspects de la vie humaine et par les extrêmes, ses sujets de prédilection seront la guerre, la grande ville (avec son cortège de mutilés, de mendiants et de prostituées), la religion et le lien insoluble entre Éros et Thanatos. Il réalisera de nombreux autoportraits tout au long de sa vie. Autoportrait d'un fumeur, 1913 Denzlinge, Collection particulière Petit autoportrait, 1913 Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportrait avec casque de l'artillerie, 1914 Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportrait en soldat, 1914, Stuttgart, Galerie der Stadt Stuttgart Autoportraits, 1914 Lawrence, Spencer Museum of ARt Autoportrait en Mars, 1915 Freital, Haus der Heimat A la beauté, 1922 Wuppertal, Von der Heydt-Museum ...
Films Cold War (2018) de Pawel Pawlikowski **** Flic Story (1975) de Jacques Deray **** Glass (2019) de M. Night Shyamalan *** La Vérité sur Bébé Donge (1952) d'Henri Decoin *** Le Dernier des six (1942) de Georges Lacombe *** Lecture La révolte (Stock, 2018) de Clara Dupont-Monod **** Caitlin (Genèse, 2019) de Arnaud Nihoul **** La nuit du bûcher (Le Livre de Poche, 2017) de Sándor Márai *** La mélancolie de la résistance (Folio, 2016) de László Krasznahorkai ***
Otto Dix (Untermhaus, 1891 – Singen, 1969) est un peintre expressionniste allemand. Engagé en tant que volontaire dans l'artillerie de la campagne allemande pendant la première guerre mondiale, il dénoncera par la suite les atrocités de la guerre et les amères désillusions qui s'en suivront. Il se consacrera à des sujets plus religieux après avoir été exclu de l'enseignement à l'académie de Dresde, les nazis le considérant comme un peintre décadent. Il sera ensuite contraint de participer à la Seconde Guerre mondiale et sera fait prisonnier en Alsace par les Français. « Des poux, des rats, des barbelés, des puces, des grenades, des bombes, des cavernes, des cadavres, du sang, de l’eau-de-vie, des souris, des chats, des gaz, des canons, de la crotte, des balles, des mortiers, du feu, de l’acier, voilà ce qu’est la guerre ! » « Je n’ai pas peint d’images de guerre pour empêcher la guerre, je n’en aurais pas été capable. Je les ai peintes pour conjurer la guerre. T...
Ce film n’est pas un film comique. Ce film n’est pas un film agréable. Ce film n’est pas un film qui caresse le spectateur dans le sens du poil. Et ce, même si la pilosité y joue un certain rôle : il n’y a qu’à regarder l’affiche, de penser à la fameuse party à poil, ou encore à la perruque absolument abominable du père (bon ok, ce sont des cheveux mais parfois on se demande). Cette petite mise au point me semblait nécessaire, tant certaines critiques professionnelles ont plus porté préjudice au film qu’autre chose en le faisant passer pour ce qu’il n’est pas, créant une certaine attente chez le spectateur, qui risque d’être déçu de ne pas avoir trouvé ce qu’il était venu chercher. Personnellement, je me suis esclaffée lors de certaines scènes, mais le sens de l’humour étant ce qu’il est, ce qui m’a fait rire pourrait tout autant laisser de marbre une autre personne. Ce film raconte tout simplement l’histoire de la confrontation de d...
De bien belles sculptures, très poétiques et pleines de tendresse. Belle découverte.
RépondreSupprimerMerci de ta visite Itzamna :-)
SupprimerUn sculpteur que je ne connaissais pas du tout : merci pour ce partage !
RépondreSupprimerLes contempler longtemps,intensément et tout devient plus calme. Les visage ont la douceur d'un baiser.
RépondreSupprimerdécouverte subjuguante ! quelle poésie
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